tomurban
- Membre depuis le 18/06/2006
- Nombre de critiques : 136
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Publié le 24 octobre 2006
1993. Mogadiscio, capiale de la Somalie. Le pays tout entier est ravagé par l' une des plus sanglantes guerres civiles qu' est connu le continent africain. C' est aussi là que les forces américaines vont connaître le premier, et l' un de leurs pluis cuisants, échecs militaires depuis la fin de la Guerre Froide. L' histoire raconte la mission d' un groupe de soldats qui partent en hélicoptère avec pour mission de capturer l' un des plus principaux seigneurs de la guerre, qui règne en maître sur la ville... Mais la mission va très vite tourner au cauchemar. L' hélicoptère s' écrase en pleine ville et l' équipage se trouvent alors harcelés par les hommes de la guérilla... Quel que soit le genre qu' il aborde (thriller, avec "Hannibal"; espionnage avec "Ennemi d' état",...) Ridley Scott ne fait pas vraiment dans la dentelle. Alors, quand il s' agit du film de guerre, on a droit à un déluge de feu !... Scott semblable avoir voulu, au-delà du simple et grand spectacle, offrir une vue assez objective de ce que fut cette campagne sanglante. Et de montrer que la débâcle des Américains au Vietnam ne semblent pas avoir servi d' exemple (ce n' est pas parce qu' on ait le mieux armé qu' on gagne forcément la guerre) !... Même si le réalisateur ne montre ici que le point de vue des soldats et officiers de l' U.S. Army, le scénario, ainsi que les personnages et la mentalité de ceux-ci sont traités de manière moins superficielle qu' on aurait pu le craindre. Certes, le film n' atteint pas le niveau de "Full metal jacket", mais est bien supérieur à celui des "Bérets verts"... Un film américain à gros budget qui réunit à la fois scènes d' action époustouflante et des personnes "humains", c' est devenu assez rare pour mérité d' être mentionné.
Publié le 24 octobre 2006
Deux détenus s' évade d' un pénitencier. L' un tue un automobiliste pour lui voler sa voiture et fuir, laissant l' autre en plan, et lui faisant, du même coup, porté le chapeau. Soupçonnant, à juste titre, qu' il essayera de prendre que contact avec ses parents, dans ville natale, le shériff du coin se met sur le pied de guerre. Mais l' homme fort de la ville a un compte personnel à régler avec l' évadé et est bien décidé de faire justice lui-même... Thriller haletant signé par celui qui avait acquis la célèbrité en réalisant, peu de temps auparavant, l' excellent "Bonnie et Clyde". Marlon Brando, en shériff prit entre ses obligations de représentant de l' ordre et de la justice et la dette qu' il a envers le puissant businessman local à qui il doit son poste, est excellent. De même que Robert Redford en évadé, pas vraiment méchant, cible d' une chasse à l' homme et, comme le shériff, d' un enjeu qui le dépasse. Jane Fonda, elle, est le témoin directe, et la victime indirecte, de ce jeu de massacre auquel son compagnon (Brando) se retrouve mêlé, à son corps défendant. Mais le second rôle le plus marquant est sans-doute celui d' E.G. Marshall, dans la peau de ce parrain local, adepte des méthodes énergiques et expéditives, mais à qui, après déclencher cette chasse à l' homme, va, lui aussi, se retrouver au final dépasser par les évenements, et réalise la folie de sa conduite lorsqu' il sera trop-tard... Un grand rôle pour Brando, avant de commencer, au cours de la décennie suivante, à jouer les seconds rôles dans des films souvent indignes de son talent. Une excellente composition aussi de la part de Redford... Il est même un peu dommage que ces deux grands acteurs n' est plus jamais tournés ensemble.
Publié le 24 octobre 2006
Deux vieux paysans, voisins et amis de toujours, coulent une vie aussi paisible que monotone, uniquement rythmée par les coups de pinard et les séances de plaisanteries graveleuses... Jusqu' au soir, où, à la suite d' un concours de pêts, une soucoupe atterisse dans le jardin de l' un d' eux, Le Glaude. En sort un extraterreste bizarre, mais assez comique et fort sympathique, auquel Le Glaude fait goûter sa soupe aux choux. L' extraterrestre la rapporte sur sa planète. La soupe de Le Glaude y devient si populaire que le "Martien" revient sur terre et en redemande... Avant-dernier film à la fois pour De Funès et pour Jean Girault - qui ont tournés ensemble pas de dix films entre 1963 et 1982. Mais, si De Funès est, comme toujours, fort attachant, drôle et sympathique en vieux paysan qui sympathise avec un Martien, il faut quand même reconnaître que ce n' est pas là son plus grand rôle, ni le meilleur. Quand à Jean Girault, à qui De Funès doit d' acvoir acquis la célèbrité grâce au "Gendarme de Saint-Tropez", on l' a connu plus et mieux inspiré. On l' aura compris, cette comédie sans prétention (autre que faire rire), à l' humour (très) facile, un peu démodée, s' adresse avant tout (pour ne pas dire uniquement) aux inconditionnels de De Funès. Lui et très regrettés aussi Villeret et Carmet forme, malgré la faiblesse de l' histoire, comme de la réalisation, un duo qui marche et sait encore nous faire rire.
Publié le 22 octobre 2006
Après avoir manqué son objectif avec "Havana" (avec, en vedette, Robert Redford, qu' il avait déja dirigé dans le célèbre "Les trois jours du condor), Sydney Pollack avait besoin de prouvé, aussi bien aux producteurs qu' à lui-même, qu' il était toujours à sonn meilleur niveau. Pour mettre toutes les chances de son côté, et avoir un minium de garantie que sa prochaine réalisation soit un succès à la fois public et critique, le choix du réalisateur s' est porté sur l' adaptation de "La firme", un roman de John Grisham. Auteur à succès, très apprécié du public, celui-ci a fait sa célèbrité avec des romans tels que "L' idéaliste", "Le couloir de la mort" ou "L' affaire pélican" (qui feront, eux aussi l' objet d' une adaptation au grand écran). Si le choix de Pollack peut apparaître (à tort ou à raison) comme une solution de facilité, le résultat ne s' en avère pas moins à la hauteur des espérances (tant pour ce qui est des admirateurs de Grisham que du public en général). Le cinéaste est parvenu à respecter et à recréer scrpuleusement l' atmosphère si caractéristique de Grisham, et où évolue ses personnages... Tom Cruise s' est visiblement imprêgné totalement de son personnage (un jeune avocat ambitieux, qui découvre que le cabinet qui l' emploie est en réalité une vaste entreprise pour le blanchissement de l' argent de la mafia) et le joue avec une conviction entière et totale, ce qui se voit. Tout comme Gene Hackman et Hal Holbrook dans la peau d' avocats véreux et mafieux... Le succès du film permit à Pollack de se repropulser sur le devant de la scène. Un succès bien mérité, car, parmis toutes les adaptations de Grisham, "La firme" est sans-doute l' une des plus fidèles ,tant à l' esprit qu' à l' écrit, du romancier.
Publié le 22 octobre 2006
Un professeur d' université (Edward G. Robinson, plus habitué aux rôles de méchants ou de personnages louches, néanmoins très convaincant), en passant un jour devant la gallerie d' art située à côté du club privé où lui et ses collègues ont l' habitude de se rendre, est fascinée par le portrait d' une belle jeune femme. Quelle n' est pas sa surprise, le jour suivant, en contemplant à nouveau le tableau, de découvrir la jeune femme en question (en l' occurence, la très belle Joan Bennett), en chair et en os, derrière lui. L' homme, intriguée autant que fasciné, par la beauté de la jeune femme, accepte de la suivre chez elle... Mais, peu après, le "mécène" de la jeune femme débarque à l' improviste et s' en prend au professeur. Celle-ci, en tentant de s' interposer, le tue... Tout va alors commencer à basculer pour eux deux... Cinéaste brillant, à qui l' on doit des films tels que "Métropolis" ou le personnage du Docteur Mabuse, Fritz Lang a aussi été, durant l' époque où il a exercé son art aux Etats-Unis, l' un des maîtres du drame et du suspens. On l' a un peu oublié aujourd' hui, mais, dans les années quarante, il était l' un des plus sérieux concurrents de Hitchcock dans ce dernier domaine. Et "La femme au portrait" est sans-doute l' un des films les plus réussis de sa période américaine. Le couple Robinson - Bennett fut jugé à l' époque plutôt atypique et mal assorti sur le plan physique (la petite taille et l' air de loup-garou de Robinson, opposée au visage d' ange et à l' air de colombe blanche de Bennett). Pourttant, c' est justement cet aspect atypique du couple que ces deux acteurs forment à l' écran qui lui permet de se distinguer de la grande majorité de ceux des films hollywoodiens de l' époque (où, souvent, l' homme se devait d' être aussi séduisant et distingué que sa partenaire féminine). Quand à la réalisation de Fritz Lang, elle n' a pas pris une ride et a, encore aujourd' hi, conservée toute sa force et son caractère, comme l' interprétation des acteurs. Lang nous livre ici un suspens haletant, captivant et oppressant à la fois, qui maintient toute la tension du récit, et l' attention du spectateur, jusqu' au dénouement final. Lequel est d' ailleurs aussi inattendu que réussit. Du grand art. Et du meilleur Fritz Lang.
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