tomurban
- Membre depuis le 18/06/2006
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Publié le 8 octobre 2006
Un groupe de scientifiques a découvert une formule chimique qui permet, à l' être auquel on l' injecte, de devenir absolument invisible. Ils l' essayent avec succès sur différents espèces animals. Mais, leurs commanditaires menacant de leur couper les vivres faute de résultats plus larges et plus concrets, ils décident alors d' appliquer leur découverte à l' être humain... Et là, ils découvrent, un peu trop tard, que, si le sérum qu' ils ont mis au point permet d' effacer les effets de la formule d' invisibilité chez les animaux, elle ne fonctionne pas sur l' homme !... Et le scientifique qui a accepté de servir de cobaye, étant condamné à rester un homme invisible, décide bientôt de se venger sur les autres membres du groupe... Réalisateur ayant plusieurs fois prouvé son habileté dans la science-fiction (notamment avec "Total Recall" ou "Robocop"), Paul Verhoeven utilise à nouveau les us et coutumes du genre et ses bonnes vieilles recettes pour illustrer, sur ce canevas, un thème plus profond et qui le fascine: le voyeurisme. Contrairement à John Carpenter (dans "Les aventures d' un homme invisible"), où l' homme invisible était clairement une victime, accablé par son sort, Verhoeven, lui, en fait un psychopathe en puissance. Son état nouveau va ainsi donner au scientifique un sentiment, nouveau et dangereux, de toute puissance et d' invincibilité, à faisant ainsi, pour ces congénères, un prédateur... Le thème profond et réel du film était intéressant, tout comme l' histoire, qui sert avant tout à l' illustrer, était à la fois originale et judicieuse. Mais on peut quand même reprocher à Verhoeven de se laisser un peu aller, dans la seconde partie du film, à la facilité et de verser quelque peu dans le "convenu". La réflexion sur le voyeurisme et le danger que présenterait le pouvoir, pour un homme, de se rendre invisible, se trouve donc laissé de côté et la fin de l' histoire s' apparente donc à un simple thriller.
Publié le 8 octobre 2006
Un bon petit film d' aventure comme on savait si bien les faire dans les années cinquante, qui plaira aussi bien aux jeunes d' aujourd' hui qu' à ceux d' hier. Avec tout le charme, un peu désuet mais tellement plaisant, des productions hollywoodiennes du temps jadis. Burt Lancaster, en pirate au grand coeur et grand séducteur de femmes, est comme un poisson dans l' eau dans ce film où il saute, court et virevolte comme dans les comédies musicales de Gene Kelly. Dans le prologue du film, perché entre deux mâts de son navire, il annonce d' ailleurs immédiatement la couleur au spectateur: des bagarres au fil de l' épée, du charme, de l' aventure et du dépaysement garanti !
Publié le 8 octobre 2006
Agé déja de 55 ans à l' époque du tournage (!), Schwarzenegger pête toujours autant la forme. L' ancien Monsieur Univers n' a rien pedu de sa force, et on est très content de le retrouver toujours d' aplombe dans ce Terminator n° 3. Face à lui, dans la "peau" de leur poursuivant, le mannequin Kristinna Loken campe cette vampe cybernétique avec une froideur démente, qui rivalise - et surpasse même - celle de Schwarzenegger dans le premier opus, et celui de Robert Patrick dans le second. Par rapport aux deux opus précédents dus à Cameron, celui réalisé par Mostow, se révèle plus noir et pessimiste, de part son refus du happy-end: le jugement dernier ne pourra, malgré les efforts de John Connor, en aucune façon, être évité - tel un châtiment divin - et Skyneth prendra le pouvoir. Comme pour dire qu' on ne décide pas toujours de ce que sera son futur, et que, parfois, notre destin se trouve comme "écrit" d' avance et que nous ne pouvons y échapper !...
Publié le 8 octobre 2006
Dû au talent des studios Pixar (les créateurs de Toy Story), cette histoire, comme son nom l' indique, nous ramène au temps préhistoriques. A l' époque des hommes des cavernes, des mamouths, des tigres à dents de sabre et autres rhinocéros laineux et autres tatous géants. Alors que tous les animaux, pour fuir l' avancer des glaciers, migrent vers le lointain, un mamouth, lui, décide de partir au sens inverse et de rester sur place. L' animal, solitaire et pas franchement enclain à la camaraderie (un peu "ours", quoi), voit son chemin croiser la route d' un paresseux (genre de petit mamifère) qui, pris de court par la migration de ses compagnons, se retrouve livré à lui-même. Bon gré, mal gré, les deux animaux vont faire chemin ensemble. Sur leur chemin, il découvre un bébé homme, que sa mère, avant de mourir, a réussie à sauver des griffes d' un groupe de tigres à dents de sabre. Là encore, le mamouth n' accepte ce nouveau compagnon que de fort mauvaise grâce. Seulement, ils sont suivi à la trace par l' un des fauves en question, que son groupe a envoyé achever le travail... Une splendide épopée dans les décors de l' ère glaciaire, avec des animaux qui forment tous une galerie de personnages hauts en couleurs, drôles et émouvants à la fois. Et un splendide résultat que le travail des studios Pixar. L' imagerie informatique fait ici des merveilles et redynamise un genre dont les méthodes de travail avait besoin d' un certain rajeunissement... Détail le plus comique du film, un peu rongeur qui, du début à la fin du film, transporte sa dernière noisette, seule rescapée de son garde-manger, et court après lorsqu' elle lui échappe. Et qui traverse les temps et les âges (on le voit, à la fin, plusieurs milliers d' années plus-tard, émerger d' un glacier, au position figé, courant encore toujours après sa noix). C' est sans-doute lui le véritable trait d' union de toute l' histoire du film, et l' élément déclencheur (c' est lui qui provoque la chute des glaciers en voulant enfoncer sa noix dans la glace et en brisant celle-ci)... Un dessin animé qui veut largement un certain nombre de films réalisés en images réels.
Publié le 7 octobre 2006
Remake de "Garde à vue" de Claude Miller, film qui, en 1981, avait vu la confrontation à l' écran de deux géants du cinéma français: Michel Serrault et Lino Ventura. Dans cette nouvelle version, que l' on doit à Stephen Hopkins (il avait, notamment, réalisé le cinquième épisode de "Freddy"). Ici, feu Ventura est remplacé par Morgan Freeman (le flegmatique mais efficace profiler Alex Cross dans "Le collectionneur" et "Le masque de l' araignée") et Serrault, lui, par Gene Hackman... Avec les Américains, lorsqu' il s' agit des remakes, on apprit, par expérience à s' attendre au pire. Ou, le plus souvent, à un résultat qui n' est hélas qu' une pâle copie et réalisée sans aucune inovation ou imagination par rapport à l' original... Heureusement, ici, si le film ne révolutionne pas vraiment le genre, il faut bien avouer que nos voisins d' Outre-Atlantique ont su, cette fois, réussir et même soigner leur copie. La mise en scène de Stephen Hopkins n' a rien de particulièrement novateur en la matière et se contente, le plus souvent, d' être correcte, sans plus, même si le résultat s' avère néanmoins efficace et qu' il parvient à lui donner, quand il le faut, le rythme et le tonus nécessaire pour valoriser et servir l' histoire... Par rapport au film de Miller, celle-ci est exactement identique (pour rappel, un avocat illustre se voit convoqué et interroger par un policier sur une affaire concernant le meurtre de deux enfants, à laquelle le policier soupçonne l' avocat d' être étroitement mêlée...). Les deux seules différences, c' est l' introduction des flachs-backs (lorsque le flic et le suspect donnent chacun leur version des faits) qu' on a transposé le lieu de l' histoire de la banlieue d' une ville de la province française sous la neige du réveillon de Nouvel An pour l' installer sous le soleil et les palmiers des Caraïbes... Si, donc, pas rapport à son modèle, "Under suspiçions" n' apporte rien de nouveau sur ce point, en revanche, il offre, là aussi, une occasion en or d' assister à la confrontation de deux autres figures emblématiques du cinéma américain: Morgan Freeman et Gene Hackman. Et c' est justement au choix de ces deux grands acteurs, dont le talent n' est plus à faire ni à démontrer, qui permett au film de se hisser au-dessus du lot et d' éviter l' étiquette de simple remake purement commercial. Tout comme celle de Michel Serrault et de Lino Ventura, la confrontation entre ses deux personnages, chacun au caractère bien trempés, fait nâitre et maintient la tension et le suspens jusqu' au bout (même si la fin de l' histoire, pour ceux qui ont vu l' original, est connue). Dans la catégorie, ô combien riche et éclectique, du thriller ou du film à suspens, "Unden suspiçions", si il ne révolutionne pas le genre, n' en reste pas moins en très bon moment de cinéma.
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