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Publié le 26 janvier 2014
Il n’y a pas à dire mais Roman Polanski, en adaptant La Vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch (qui donna son nom au masochisme), a su faire sien ce texte tant nous y retrouvons ce qui fait l’essence même de toute son œuvre : huis clos, relation maître/esclave ou comédienne/metteur en scène, manipulation, machiavélisme, séduction, fantasme et fascination funeste. Et on s’amuse des mises en abyme du réalisateur en piochant allégrement dans sa filmographie pour y retrouver quelques références (la coupe de Mathieu Amalric fait furieusement penser à celle de Polanski dans Le Bal des vampires, les relations sado-masochistes rappellent Lunes de fiel, le travestissement ramène Le locataire en mémoire sans oublier le petit côté satanique évoquant La Neuvième Porte). Saluons enfin la performance des acteurs, Mathieu Amalric en double stupéfiant de Polanski et Emmanuelle Seigner, toujours aussi provocante que démoniaque.

Publié le 19 janvier 2014
L’abandon, la solitude, la mort, la sensation d’étouffement, l’enfermement. Le premier film de Karl Markovics ne brillant guère par la légèreté de son sujet, je suis allée le voir non sans une certaine appréhension vu la noirceur du propos. Crainte rapidement balayée devant la prestation des acteurs sans oublier l’intelligence et la finesse du réalisateur autrichien, qui arrive même à introduire quelques petites touches d’humour sans avoir l’air d’y toucher. Un film minimaliste dans les dialogues mais très intense dans les images et dans ce qui se noue entre les personnages. J’ai particulièrement apprécié sa façon de filmer les paysages, la ville et les lieux clos. Sans oublier ces corps nus, morts, fragiles dans leur ultime abandon. Quelques scènes très fortes et extrêmement touchantes, comme celle témoignant du respect que manifeste le collègue de Roman dans la toilette mortuaire d’une femme âgée récemment décédée. Un film hautement recommandable et porteur d’espoir sans évangélisme: on peut s’humaniser au contact des morts dans une ville triste et grise, on peut se libérer de son passé en se donnant le temps de reprendre son souffle. Un premier film très prometteur et un réalisateur que je suivrai de près.

Publié le 19 janvier 2014
Un mélodrame à la facture aussi classique que réussie tant le couple formé pour la cause par l’irlandaise Philomena Lee (Judi Dench) et le journaliste Martin Sixmith (Steve Coogan) fait des étincelles. En se basant sur un ressort très souvent utilisé dans les comédies, à savoir réunir deux personnes que tout oppose - un journaliste snob, agnostique, cynique et une vieille dame bigote qui adore les romans à l’eau de rose - le réalisateur Stephen Frears a tout simplement évité tous les écueils du genre en ne versant jamais dans le drame convenu que le sujet aurait pu faire craindre. Par conséquence, les petites touches d’humour qui parsèment le film font passer le spectateur des rires aux larmes. Un film sensible et émouvant, dans lequel la colère, qui aurait été légitime, cède la place à une désarmante humanité.

Publié le 13 janvier 2014
Premier long métrage d’une réalisatrice qui a commencé dans le documentaire, ce film coup de poing est stupéfiant de maitrise pour un premier film.

Publié le 13 janvier 2014
Broderies sur les thèmes de la contrefaçon, la falsification et la mystification dans le monde de l’art et de la parade amoureuse, ce film un brin académique a réussi à me convaincre. Pour autant qu’on se laisse porter par l’histoire sans trop se poser de questions sur la crédibilité des faits. Et l’intrigue est suffisamment captivante pour faire l’impasse sur les longueurs. Le jeu d’acteur de Geoffrey Rush est tout simplement impeccable, celui de Jim Sturgess n’est pas en reste, sans oublier Donald Sutherland, toujours aussi excellent. Un bon mélodrame intriguant dans lequel se côtoient la fascination, la beauté, le mystère et la manipulation. Et un final qui serre le cœur, tout en laissant une petite porte ouverte…

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