pekka
- Membre depuis le 18/04/2007
- Nombre de critiques : 406
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Publié le 22 octobre 2010
Je recommande également ce polar, une excellente série B, qui ne surclasse cependant pas sa catégorie en raison de quelques raccourcis invraisemblables dans le déroulement de l'enquête, et une morale finale un peu mièvre qui n'épouse pas la noirceur absolue de rigueur dans le genre, mais plaira davantage au public. Sinon, les deux premières scènes de braquage sont assez époustouflantes, davantage encore la deuxième dans laquelle les malfrats portent d'étonnants masques de nonnes perverses, donnant lieu à des images dont la portée artistique et l'ambiguïté morale sont surprenantes. Ben Affleck, réalisateur, surpasse évidemment l'acteur (aussi expressif qu'un flétan...), en nuançant les ambiances, les atmosphères, les descriptions sociologiques de ce quartier déshérité de Boston, et en réunissant un casting parfait par ailleurs: Jeremy Renner ('Démineurs'!), Jon Hamm (excellent en agent du FBI hargneux et séducteur), Pete Postlethwaite (quelle classe pour un bref rôle paradoxal et essentiel), etc. (aussi l'acteur qui joue le père, parfait dans toute ses imperfections). A voir, ne serait-ce que parce que Ben Affleck se révèle bien plus doué qu'on ne pouvait le penser à la vision de la decevante adaptation de 'Gone Baby Gone'. Il est vrai qu'ici, je n'ai pas lu le roman dont le film est tiré... En tout cas, en comparaison aux films d'action virils qu'on nous inflige ces derniers temps, ça le fait!
Publié le 20 octobre 2010
Bonjour, tout le monde (oui, même vous, là!). Je n'ai pas vu ce film, et je n'irai pas le voir. De quoi est-ce que je me mêle, alors? Tout d'abord, pour dire que j'ai beaucoup apprécié Julia Roberts dans 'Erin Brockovitch', et que je trouve qu'elle a tout a fait le droit de ne pas se considérer comme un yaourt périmé, qui terminerait dans le container des actrices sexy qui n'ont plus la peau de leurs 20-30 ans. En plus, j'aime beaucoup Javier Bardem, qui m'impressionne à chacune de ses apparitions. Mais la raison pour laquelle j'interviens, c'est pour dire qu'il y a de multiples raisons d'aller voir un film, et aussi qu'une même personne peut choisir un type de film ou un autre selon les circonstances. Maintenant, ce qui est essentiel c'est de ne pas vouloir faire passer un divertissant catalogue d'agence de voyages, avec ses photos les plus "bateaux", croisé avec un article de Flair sur le sujet "Retrouvez votre authentique vous-même" à travers diverses expériences contrastées (manger: quoi? comment? dans quel courant? avec quel degré d'authenticité?; prier: sous quelle forme? implorante? méditante? cathartique?; aimer: avec passion? sous l'effet de la surprise à chaque instant? dans l'approfondissement de la richesse d'une confrontation avec l'altérité?), le tout à la sauce prémâchée amerloque, avec un cinéma de véritable réflexion formelle ou de fond, voire d'éblouissement spirituel ou artistique. L'un ne se compare pas à l'autre, et il est temps d'apprendre à sortir des commentaires superposables, piqués à gauche ou à droite (mais toujours du côté de la majorité!), et qui, à part nous dire qu'on s'est régalé ou qu'on s'est ch..., n'apporte absolument rien à personne. Merci de votre attention.
Publié le 14 octobre 2010
Le film bénéficie d'une animation impeccable, d'une stylisation des personnages pleine de trouvailles, de gags réguliers sinon hilarants, d'une excellente bande originale travaillée par Pharell Williams des Neptunes,... Alors, d'où vient le malaise, me diront ceux qui connaissent mon extravagante exigence habituelle? Eh bien, oui, je trouve qu'il y a effectivement un malaise: ce film donne l'impression de vouloir manger à tous les räteliers, d'être précisément au carrefour des avenues Pixar et Dreamworks, avec les rues Chuck Jones et Bob l'éponge. Un petit peu du style de tout un chacun donc. Et aucune originalité. Le grand méchant Gru ne l'est d'ailleurs pas tant que ça, et l'est en tout cas bien moins que la directrice de l'orphelinat, le directeur de la banque "Evil (ex-Lehman Brothers)", ou sa propre mère. Il est aussi prétendûment doublé par Gad Elmaleh, méconnaissable sous un accent pseudo-URSS-RDA... Mais ne soyons pas trop lucide, on nous le reprocherait. C'est donc un aimable divertissement, un peu mièvre, qui fait sourire tout le monde, et ne prend personne à rebrousse-poil (lui!...)
Publié le 7 octobre 2010
'Staff Benda Bilili' est un docu-film (certaines scènes sont dirigées, voire écrites au départ sans doute de certaines réflexions de ses protagonistes), ce qui lui donne une fluidité, une évidence et une force peu communes. Au départ d'un groupe de mendiants atteints gravement de poliomyélite, sillonnant les rues défoncées des bidonvilles de Kinshasa (quelles images!), avec l'aide de gamins SDF, avec lesquels ils partagent les maigres recettes de leurs pauvres "boeufs" sur des instruments de fortune aux portes des restos fréquentés, une véritable "cour des miracles" kinoise, qui (en)chante son quotidien, fait de misère et de solidarité, en le mettant en paroles et musique, les deux co-réalisateurs vont réaliser un film illustrant le difficile aboutissement (sur 5 années!) de l'enregistrement d'un cd avec leur propre aide décisive, et la tournée européenne triomphale qui s'ensuivit depuis l'année passée. Outre l'émotion profonde que suscite la matérialisation d'un rêve a priori improbable, ce film nous permet avant tout de côtoyer avec beaucoup de joie des êtres humains sincères, enthousiastes, déssalés mais pétris de sagesse, célébrant la beauté de la vie perçant à travers toutes ses souffrances, grâce au pouvoir inaltérable de la musique interprétée ensemble et de la danse partagée. Des bribes de leçon de vie sans affectation, ni cynisme!
Publié le 4 octobre 2010
Excusez-moi, Virginiechérie, mais ce film a eu 3 (TROIS!) étoiles dans les critiques de LLB et la DH. Hugues Dayez en a fait le panégyrique dans sa chronique sur La Première... Ce sont ces mêmes critiques qui ne mettront pourtant qu'une ou deux étoiles, ou qui démoliront des films qui disent bien plus de choses sur notre humanité ou sur un plan strictement artistique. Or, nul cinéphile normalement constitué ne peut nier que 'Tamara Drewe', s'il n'est pas déplaisant, loin de là, est un film MINEUR à plusieurs niveaux, et encore davantage pour un cinéaste comme S. Frears. Charles Secondat, que je respecte et apprécie pour ses commentaires, ne dit d'ailleurs pas autre chose. Maintenant, que cela "vaille" 4, 5 ou 7/10, là toutes les cotes se discutent et sont respectables. Mais il y a un refus des avis et commentaires "non alignés", et ça c'est un véritable danger, qui vaut bien cette petite mise au point. Merci de votre attention.
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