pekka
- Membre depuis le 18/04/2007
- Nombre de critiques : 406
- Page précédente
- Page suivante
- 1
- ...
- 22
- 23
- 24
- 25
- 26
- ...
- 82
Publié le 12 septembre 2010
Sur un scénario totalement ahurissant d'invraisemblances, Ph. Noyce rythme un récit façon John LeCarré paranoïaque à la manière des derniers Bond/Bourne, shooté à l'adrénaline. Un pur divertissement pour neurones en stand-by, mais pas déplaisant... 6,5.
Publié le 10 septembre 2010
Je pense que ce film, s'il n'a déjà quitté l'affiche, est tout à fait en train de le faire. Et ce n'est que justice... Voilà un cinéma creux, esthétisant sans puissance véritable, voire même ampoulé (les dialogues, d'une rare artificialité!), sans poésie ni surprise, descriptif et incohérent! Et pourtant le 1er quart d'heure fait illusion (grâce notament à une photographie soignée et au jeu si naturel et bouleversant de Charlotte G.), en fait jusqu'au moment où la petite Simone (7 ans à tout casser) vient réveiller sa mère dépressive en lui parlant de manière totalement invraisemblable, comme une adulte responsable, une mère, une tante, une soeur ou une amie plus âgée... Et ça va durer tout le reste du film, dont la progression est totalement prévisible et emplie de clichés (la mère ensevelie dans le sable par ses enfants; le nouvel amant qui trébuche sur une racine de l'arbre habité par l'âme du père, et qui veut l'abattre parce que ses racines envahissent de plus en plus le logis - bonjour, le symbolisme neuneu à 4 euros cinquante! -; la branche qui se détache pour enfoncer le toi(t) et tomber dans le lit de la jeune veuve après qu'elle ait eu une relation sexuelle avec son employeur...; et j'en passe et des meilleures!...). Quant au casting des enfants, c'est clichés et re-clichés (l'aîné qui devient adulte, le second des garçons qui se renferme, buté, la petiote ultra-ravissante qui philosophe dans son arbre, la blondeur angélique du benjamin mutique), tous ont le physique de l'emploi, sans aucun réalisme ni décalage! Les petites touches bobos (les lampions colorés en papier de chez Habitat, le barbecue de Noël au bord d'une plage sauvage et déserte - "Le premier Noël sans papa, et tout le monde s'en fout", s'écrie la Simone qui a voulu sauter de la voiture en marche (Non??? Si!!!) suffisent à faire déborder un vase déjà trop rempli! Pauvre Fernand Denis, qui porte aux nues un 'Arbre' bien plombé 300 coudées sous la puissance visionnaire d'Antichrist', et 700 coudées en-dessous de la poésie animiste d'Oncle Boonmee'...
Publié le 1 septembre 2010
Voilà un chouette petit film, à la fois lucide sur les cruautés et mesquineries de tous les jours, sur l'amoralité de certaines promotions immobilières, sur l'impossibilité d'intégration de certains êtres radicalement indépendants, et qui, malgré ces acidités saupoudrées dans le scénario, joue la carte de bonté, de l'attention aux autres, de l'authenticité des sentiments. Et l'on rit ou sourit souvent, grâce à une Isabelle Huppert funambule, aérienne, équilibriste, dont l'immense talent permet de déjouer les pièges de son personnage, retire toute lourdeur à cette ode à la différence, à cet hymne au respect de soi-même. Belle galerie de seconds rôles. Belle photographie des corons du Nord et de ce mélange ostendais de mégalomanie ostentatoire et de climat médiocre. 8,5.
Publié le 25 août 2010
Un grand Hitchcock classique (la course contre la montre d'une femme amoureuse pour démontrer l'innocence d'un homme que tout accuse, y compris lui-même!), et un grand classique tout court. Le classicisme et la limpidité de la mise en scène, du montage et des éclairages, les monstres sacrés (Ingrid Bergman à la fois froide et enflammée; Grégory Peck très jeune, d'une séduisante ambiguïté), les seconds rôles merveilleux de justesse et de vivacité, l'humour et la "perversité" (le dessin à la fourchette du contour de la future piscine par Bergman, et la forme et les mouvements du couteau manié par Peck: tel est le 1er et primal "coup de foudre" entre les 2 personnages...) du récit (dû au grand Ben Hecht, l'auteur de 'Je hais les acteurs'...), la participation de la psychanalyse aux ressorts du scénario (fauteuil, divan, lit, rêve, symboles...). Un délice!
Publié le 25 août 2010
Une vie de demi-mondaine "sulfureuse" (comprenez librement et cyniquement assumée) exposée sous la forme d'un numéro de cirque grandiose et cruel ("le plus féroce des fauves de nos cages"), centré sur le symbole universel de la roue (celles des calèches et autres carrosses; l'arène circassienne, la ronde des amants - allusion à Schnitzler? -, la structure des théâtres à l'italienne, le tournoiement des robes gitanes, les escaliers à vis, les rotondes, les tendres rondeurs féminines, et celle du destin, bien entendu...). Un film étrangement nihiliste, existentialiste et mélancolique sous un manteau de lumière. Un film à nul autre pareil, mais dont le propos a quelque peu vieilli car le contexte sociologique d'aujourd'hui n'a plus rien (mais alors vraiment plus rien) à voir avec celui de la France gaulliste de 1955... Mais quelle maîtrise! 9,5.
P.S.: je trouve que l'actualisation forcée du thème de la "pipolisation" n'est pas aussi pertinente: la célébrité a toujours existé, et ici le thème est plutôt celui-ci: les "créatures" ont-elles une âme (noble, quelque part), et peuvent-elles éprouver des tourments (hormis ceux de l'enfer)?
- Page précédente
- Page suivante
- 1
- ...
- 22
- 23
- 24
- 25
- 26
- ...
- 82