pekka

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Publié le 3 novembre 2010
Après un premier film très prometteur, 'Control' centré sur la personnalité de Ian Curtis, chanteur de Joy Division, groupe New Wave emblématique, Anton Corbijn, photographe stylé, passé ensuite à la réalisation de clips classe pour grosses machines sur MTV, dévoile ici ses limites, tout en confirmant ses qualités. Un tout début abrupt et accrocheur (totalement gâché par de sales petits merdeux sans aucun respect pour les autres spectateurs!) et une cavale silencieuse superbement photographiée augurent du meilleur, lorsque tout s'arrête ou presque: hormis quelques scènes d'armurerie artisanale, et de sexe dans la lueur rouge d'un bordel, le scénario tourne à l'eau de boudin et au grand ramassis de n'importe quoi de déjà vu ailleurs en mieux. Les mêmes scènes dites "artistiques" se répètent très souvent: marche solitaire (mais suivie...) dans le dédale d'un village médiéval des Abruzzes, plans aériens des phares d'une voiture roulant entre chien et loup au milieu d'une nature sauvage, déjeûners sur l'herbe et séances de tir au bord de la paisible rivière lumineuse... Sans s'attarder de grandes guignoleries ineptes et incohérentes: la relation avec le prêtre du village, la tueuse tuée, la procession au moment du dénouement. Très faible et aucun rapport avec Melville ou Antonioni, vraiment!

Publié le 1 novembre 2010
Vu en DVD récemment (pour me rattraper, car je l'ai raté à sa sortie à l'été 2009), 'Pranzo di ferragosto' est un super film, trop bref tellement les personnages nous deviennent "parents", mais justement mesuré (75 minutes) pour tout nous dire sans nous bassiner d'aucune façon. En cela, je le compare à 'La graine et le mulet' de Kechiche: même vérité "documentaire", mêmes extraordinaires révélations d'acteurs non professionnels (de façon encore plus homogène ici), mais sans les longueurs ineptes de ce dernier. Ici, rien n'énerve (nous sommes en pleine canicule "augustine" à Rome, dans le pittoresque Trastevere), tout nous émeut sans avoir l'air d'y toucher, aucune prétention à faire une "oeuvre" ne vient titiller notre esprit critique... Et pourtant, le film fait partager ses multiples réflexions sur la solidarité, la vieillesse, la communication, les petits arrangements avec la vie, la précarité (dans une optique totalement "win-win"), l'importance de ressentir que l'on peut encore vivre, sinon pleinement, du moins intensément. Ce petit bijou de chaleur humaine - sans la moindre mièvrerie! - est l'oeuvre du scénariste de 'Gomorra', Gianni Di Gregorio, qui joue aussi (bien qu'il ne soit à ma connaissance pas acteur) de façon merveilleuse le rôle central du fils qui a été contraint à ses chaînes, mais les assume avec coeur et une élégante et humoristique résignation. Et le bonheur débarque souvent là où on est prêt à lui ouvrir sereinement la porte!...

Publié le 28 octobre 2010
J'ai posté mon commentaire il y a 10-15 jours. Il a bel et bien disparu! Pourtant, je n'y étais même pas virulent... Ca alors, si la censure s'abat alors que je qualifiais ce film d'aimable divertissement un peu mièvre, précisément au carrefour des boulevards Pixar et Dreamworks, avec les avenues Chuck Jones (des tas de gags pompés sur Beep-Beep ou Bugs Bunny) et Bob l'Eponge (l'humour un peu décalé et le visuel des "Minions"), qui ne prend personne à rebrousse-poil (le vrai méchant, pas Gru, Vector est le fils du grand patron d'Evil Bank - ex-Lehman Brothers!...). Finalement, un film (...ment) correct, techniquement assez bien fait, ça ne fait de mal à personne, non?

Publié le 28 octobre 2010
Tiens, il a réapparu!... Mystère, mystère.

Publié le 28 octobre 2010
Ah, je comprends: comme je ne mets plus de cote (c'est tellement relatif, et essentiellement par genre, par nature, par classe, ce que je n'apprécie guère...), il fallait peut-être attendre que l'un de vous en mette une? Mais le premier commentaire a cependant réapparu alors que je n'en mettais toujours pas... Bizarre, vous avez dit...

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