tomurban

tomurban
  • Membre depuis le 18/06/2006
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Publié le 18 août 2006
En 1971, Sean Connery range son fidèle Walther PPK au vestiaire, et définitivement cette fois, annonce-t-il (il fera quand même une exception, en 1983, pour "Jamais plus jamais", film "hors-série). Après le court intermède de George Lazenby (un seul et unique film, "Au service secret de Sa Majesté", en 1969), qui n' a guère convaincu le public, il fallait à Saltzman et à Broccoli, un acteur qui sache se montrer à la hauteur pour enfiler dignement le costume de l' Agent 007... Sean Connery était un parfait inconnu lorsqu' il incarna pour la première fois le personnage de Ian Fleming, en 1962. Mais, s' il se révéla largement à la hauteur des espérances, l' expérience faite avec Lazenby (après que Connery eut raccrocher une première fois, après "On ne vit que deux fois", en 1967) a manifestement montrée que le "costume" était devenu trop grand pour qu' un nouveau novice puisse sortir de l' ombre de son illustre prédecesseur dans le rôle. C' est pourquoi, les producteurs décidèrent cette fois-ci de faire appel à un acteur déja bien connu du grand public. Et leur choix se portèrent sur Roger Moore, déja célèbre à la télévision pour avoir incarner Simon Templar dans la série "Le Saint". Et, cette fois, le public a largement suivi - au point même que celui-ci incarnera le rôle durant sept films, étalés sur une durée de pas moins de douze ans. Plus hiératique, plus "mûr" physiquement (bien qu' il n' ait que trois ans de plus que Connery), Moore accentue le côté flegmatique, "gentleman so british" et aristocratique du héros créé par Fleming. Moins physique que son prédecesseur, un peu moins désinvolte aussi - sauf, bien entendu, avec les femmes !... Pour ce qui est du film en lui-même, celui-ci recèle tous les ingrédients des meilleurs films de la série, avec le juste mélange de suspens, de poursuites, de charme et d' exotisme que l' on retrouve dans les romans de Fleming. Jane Seymour, future Dr. Quinn femme médecin, est très envouthante en magicienne qui manipule les cartes de tarot comme Bond manie le revolver. Et Yaphet Kotto, lui, s' avère tout-à-fait convaincant en gros bonnet de la drogue, parfait exemple de la cruauté raffinée des plus grands ennemis de 007. Réalisé par Guy Hamilton, à qui l' on devait déja "Goldfinger", le film s' avère compter parmis les meilleurs de la série, eclipsant totalement les interprétations un peu trop fantaisistes de Lewis Gilbert - "L' espion qui m' aimait" et, surtout, "Moonraker".

Publié le 18 août 2006
En 1964, la comédie musicale était un genre qui, après connu son heure de gloire durant les trois décennies précédentes avec des stars telles que Gene Kelly ou Fred Astaire, était alors pratiquement en voie de disparition. Pourtant, certaines personnes vont lui offrir un ultime sursaut, un sublime et derer baroud d' honneur. L' un de ses hommes, Robert Wise, avait déja remporté un immense succès, en 1961, avec "West Side Story". Trois ans plus-tard, en 1964, sort sur les écrans un autre film musical, "Mary Poppins", qui va lui aussi connaître un grand succès, et apporter la célèbrité à une actrice alors débutante, Julie Andrews. Et Wise a dû, lui aussi, beaucoup apprécier ce film, puisqu' il décide, l' année suivante, de lui confier le rôle principal de sa nouvelle comédie musicale, "La mélodie du bonheur". Celle-ci est basée sur l' histoire des enfants du baron Von Trapp et de leur jeune gouvernante, Maria, jeune novice que la mère supérieure sort du couvent pour apporter un peu de discipline et de bonnes manières au sept enfants turbulents de cet élégant veuf, ancien capitaine de l' ex-Marine impériale... L' énorme succès remporté par le film à sa sortie fut tout-à-fait mérité. Comme il mérite d' être découvert ou redécouvert aujourd' hui, car il n' a pratiquement pas vieilli. Evitant les pièges et clichés de la plupart de la comédie musicale, il marie à merveille la comédie et la chanson. Julie Andrews est aussi bonne actrice que chanteuse, et les scènes de musique et de chants sont parfaitement intégrées à l' histoire du film et au déroulement de celle-ci (au contraire de beaucoup de films du même genre ou le scénario, souvent peu épais, n' est qu' un prétexte pour caser un maximum de chansons)... En tous points, donc, un véritable chef-d' oeuvre... Par la suite, Julie Andrews et Robert Wise retravailleront ensemble sur le même genre de films, mais sans jamais retrouver ni la magie ni le succès de "La mélodie du bonheur".

Publié le 17 août 2006
Avec ce film, Polanski imite et/ou rend hommage au maître incontesté du suspens, Alfred Hitchcock. En effet, on ne peut s' empêcher de voir dans le personnage de Carole Ledoux, à certains égards, le pendant féminin de Norman Bates, qu' incarnait Anthony Perkins dans "Psychose". Catherine Deneuve, dans la peau de cette jeune femme qui va progressivement sombrée dans la schizophrénie et la démence meurtrière, réussit véritablement à troubler le spectateur. Et Polanski, lui, en faisant se dérouler l' essentiel de l' histoire en lieu clos (l' appartement de la jeune femme) créer une atmosphère qui finit par être, pour le spectateur, à la fois troublante, dérangeante et étouffante - un peu comme dans le sombre manoir victorien qui tient lieu de demeure à Bates, dans le film de Hitchcock. Et on ne peut s' empêcher de vouloir, par moments, rentrer dans la peau de la jeune Carole, de s' immerger dans son esprit, pour mieux suivre sa lente descente vers la folie. Car, de part le choix de Catherine Deneuve, et dont la manière dont Polanski la filme (par exemple, dans la rue, caméra à l' épaule, ce qui renforce l' impression du specteur d' assister en intime, en invité discret, à la tragédie qui se déroule devant ses yeux), on finit véritablement par se retrouver, peu à peu, totalement immergée par l' atmosphère oppressante que Polanski a su créer. Celui-ci utilisera à nouveau cette formule, huit ans plus-tad, avec une autre de ses meilleures oeuvres: "Rosemary' s baby".

Publié le 17 août 2006
Un petit malfaiteur de seconde zone parvient à dérober un énorme diamant. Mais un de ses deux complices abat l' autre puis tente à son tour de le supprimer pour se l' approprier. Le "cave" décide alors de le planquer en lieu sûr - dans un immeuble en construction - en attendant de pouvoir le récupérer plus-tard. Et, une fois sorti de prison, c' est bien ce qu' il est décidé à faire... Mais, pas de bol, à l' endroit où il a planqué le diamant, se trouve maintenant installé un commissariat !... Seule façon pour lui de récupérer son précieux butin: se faire passer pour un flic... Lancé sur les traces d' Eddie Murphy, Martin Lawrence, a tenté ici, avec "Flic de haut vol", d' égaler le succès qu' Eddie Murphy avait remporté avec "Le flic de Beverly Hills". Mais la copie ne vaut jamais l' original, c' est bien connu. Et ce cas-ci ne fait pas exception à la règle. Lawrence utilise - ou tente d' utiliser - les mêmes recettes et effets comiques que son illustre prédecesseur en la matière, mais il ne réussit, souvent, qu' à en faire des tonnes. Déja que l' humour d' Eddie Murphy n' est pas toujours des plus subtilees, alors, avec celui de Martin Lawrence... Dans le genre comique, celui-ci cabotine un peu trop (il avait fait beaucoup mieux dans "Bad Boys", avec Will Smith comme partenaire). Heureusement que le réalisateur, et les autres interprètes, parviennent sans trop de mal à contrebalancer tout ça et à éviter que le film ne finissent par s' embourber dans la mélasse... Malgré des défauts bien évidents, cela reste, en matière de comédie, un des bons films de Martin Lawrence. Le tout se voit sans enthousiasme excessif, mais un certain plaisir quand même.

Publié le 16 août 2006
Un jeune matador est gravement blessé par un taureau lors d' une corrida. L' animal en question est alors abattu et envoyé à l' abattoir. C' est à partir de là que les différentes parties de son corps (la tête, les oreilles, les os, la viande,...) vont, tout en prenant des chemins différents, amener à se faire croiser le chemin de différentes personnes diamétralement différentes les unes des autres - un dépressif suicidaire, une actrice ratée, une petite famille ordinnaire et bien tranquille, une mère et sa fille,... Pour une première réalisation, Delphine Seyrig a, semble-t-il, voulue placer la barre assez haut... Trop haut peut être. Car, à force de trop impregnier son film d' une psychologique certes profonde et juste, mais qu' elle semble ne pas toujours maîtrisée, de dispenser l' émotion des personnages avec trop de parcimonie (on a même parfois l' impression que certains en sont presque entièrement dépourvus), le résultat en arrive à être quelque peu rébarbatif, en tout cas pour le spectateur moyen. Certes, les films justements dits "psychologiques" ne sont jamais légers ou pas toujours entièrement compréhensibles de prime abord, mais lorsque l' on arrive à maîtriser totalement une oeuvre de ce genre, elle en vient au final, à échapper, un peu ou beaucoup, à son créateur... La réalisatrice semble donc être passez un peu à côté du but. Et semble même avoir eu un peu de mal à arriver au fin mot de l' histoire (Près de deux heures et quinze minutes... Cela paraît, au final, un peu long pour cette histoire).

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