pekka

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Publié le 3 novembre 2008
Je me rends compte de ce que les commentaires mitigés ou négatifs à propos de ce film sont dus à l'absence de relations personnelles entre les différents protagonistes. SVP, ne vous attendez surtout pas à un Xième film étatsunien sur la mafia, moralisateur ou "iconifiant"! Ici, la "scénarisation" de l'enquête journalistique (au meilleur sens du terme!) dont le film est tiré est réduite au minimum. Ce n'est pas une 'histoire', mais la réalité à peine romancée (car vue à travers les yeux de quelques personnages). Il n'y a donc pas d' "exhausteur de goût" ajouté... 'Gomorra' ne tire sa force extraordinaire que de la seule relation de faits et de mécanismes réels, incroyablement pertinente et juste pour qui connaît un peu ce qui se cache sous des 'paravents' que nous cotoyons tous les jours, même chez nous en Belgique! Les personnages de ce film admirable (dans tous les sens du terme) existent tous quelque part près de chez vous aussi. Un des meilleurs films de 2008. A VOIR si vous voulez mieux connaître le monde dans lequel vous vivez!

Publié le 31 octobre 2008
La réalisation de ce film ne renouvelle absolument pas le genre, certes, et est entachée de nombreuses redites qui alourdissent le rythme. D'autres films, sur le même sujet du destin d'un peintre, le ressort de sa création, sa solitude et son 'étrangeté' au monde, ont été l'objet d'une bien plus grande réussite (je pense, notamment, au film d'Ed Harris sur Pollock ou à 'Ivre de Femmes et de Peinture' d'Im Kwon-Taek...). Donc 'Séraphine' est, il faut bien le dire, un petit film sans envergure particulière. Cependant, il mérite sans doute d'être vu, en raison du fait qu'il rappelle à notre mémoire la vie et le destin tragique (on l'a laissée mourir de faim dans l'asile où elle était internée pendant la guerre de 40-45, à l'instar des autres pensionnaires de ce type d'institutions, scandale resté impuni!) de cette artiste autodidacte, "enlumineur" frustre et mystique, et en raison de l'interprétation de Yolande Moreau, qui s'est immergée d'un bloc dans ce rôle difficile car paradoxal. Pour cela uniquement, je porte la cote à 7 (catégorie films 'd'art et d'essai').

Publié le 27 octobre 2008
C'est loin d'être indigne dans le genre parodique, on se marre au début et à la fin (mais il y a une nette baisse de régime au milieu) et les acteurs sont pour la plupart assez bons (R. Downey Jr, J. Black, T. Cruise, à l'exception notable de B. Stiller le plus souvent aussi inexpressif qu'un paquet de tablettes pour lave-vaisselle, ou alors aussi grimaçant qu'un mauvais imitateur de J. Carrey...). Bref, si vous voulez rire un bon coup sur les travers de l'industrie cinématographique hollywoodienne à gros budget, n'hésitez pas! Que celui qui compare ce genre de film au cinéma psychologique français (quel rapport? ça n'a absolument rien de comparable!...) se pose la question de savoir s'il avait bien lu le programme avant de prendre sa place de ciné...

Publié le 24 octobre 2008
Voilà encore un film basé sur le consensualisme simplificateur triomphant! Certes, on ne s'ennuie pas à la vision du film, les dialogues sont vivants et le contact avec une classe composée d'individualités en devenir, auxquelles on peut espérer communiquer ou même enseigner un savoir ou une philosophie de vie, reste stimulant par essence! MAIS le scénario terriblement superficiel se caractérise par l'esquive systématique d'une véritable approche des problèmes de société dans un contexte prétendûment "difficile": l'usage répandu des stupéfiants chez les élèves, la sexualité (les relations précoces, l'intolérance à l'égard de l'homosexualité - à cet égard, il est symptomatique que le personnage du prof, ou encore d'un autre prof, ou d'un(e) élève, ne soit pas homosexuel(le) déclaré(e) - par exemple, et ce sans même parler des problèmes de prostitution ou de pédophilie), le racisme (ce n'est pas la discussion sur le fait de supporter l'équipe de foot marocaine ou malienne qui peut prétendre traiter du problème...), l'absence d'intégration culturelle, le fanatisme religieux, la difficulté de l'émancipation féminine dans certaines cultures, etc... etc... Par ailleurs, cette absence de confrontation aux véritables problèmes est contrebalancée par la multiplication de problèmes purement conjoncturels, dus à la bêtise (il n'y a pas d'autre mot!) du titulaire de classe (l'auteur du livre dont le film est tiré, qui joue son propre rôle): ses remarques continuellement maladroites sinon provocatrices, son absence de discrétion et de diplomatie, ses bourdes, sans même parler à nouveau de ses insuffisances sur un plan strictement pédagogique. Bref, un film superficiellement attachant, mais nettement insuffisant. Je partage donc tout à fait les avis de cphilreg, indiana, dessin et bevyk. A vous de vous faire votre propre opinion.

Publié le 8 octobre 2008
Le syndrôme de la (mauvaise) suite, à l'instar des 'Superman 3', '4 Fantastiques 2' ou 'X-Men 3': un pseudo-approfondissement (?... on rêve) de la psychologie des personnages (on n'est quand même bien que dans un film d'action fantastique, non?) à travers de grosses ficelles de sit-com: l'amour contrarié ou impossible, la vie de couple en crise, devenir papa et gna gna gna... A part ça, Guillermo del Toro reste au moins un styliste original (un bestiaire fantastique croquignolet, à mi-chemin de 'Star Wars' et du 'Seigneurs des Anneaux', avec sa patte personnelle). Très nettement moins bien que 'Le Labyrinthe de Pan'!!! Peut malgré tout être vu un dimanche soir pluvieux, pour rêver à une industrie du cinéma où les décideurs financiers laisseraient les créateurs libres de ne pas emprunter la voie du 'Plus petit dénominateur commun'!...

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