pekka
- Membre depuis le 18/04/2007
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Publié le 29 septembre 2008
Je voudrais ajouter ceci: de préférence, essayez de ne rien savoir de plus du scénario avant d'aller le voir! Pourvu que les critiques ne se sentent pas obligés de trop en dire, comme parfois... Mais c'est peut-être bien suffisamment spectaculaire pour fonctionner quand même...
Publié le 22 septembre 2008
Las! 'Waltz with Bashir' est le type même du film qui génère un profond malentendu! On annonce en effet un film d'animation, ce qui le place par le fait même dans une catégorie où figurent aujourd'hui pour la plupart des films de divertissement techniquement extrêmement peaufinés, alors qu'il s'agit en réalité d'une oeuvre artistique très personnelle, volontairement imparfaite, ou en tout cas qui tire parti de ses limites sur un plan technique pour évoquer le trouble onirique, l'oubli et l'hallucination, un malaise indéfini. Les premiers 3/4 du film - réellement excellents! - sont à cet égard à la limite de l'art contemporain. On évoque un sujet complexe, quasi psychanalytique, de refoulement dans l'inconscient, d'amnésie traumatique, de travail de dévoilement progressif, alors que la fin du film retombe dans la seule catégorie du film documentaire, ce qui est donc une présentation partiellement erronée. Or, s'il s'agit dès lors d'un travail documentaire et de mémoire du massacre de Sabra et Chatila, les prémices ne sont pas explicitées ni historiquement argumentées, tandis que le rôle de Tsahal (ou plutôt de Sharon) dans ce massacre reste, je crois, assez polémique. Finalement, je pense que ce film doit être vu comme le témoignage personnel, restitué sous une forme réellement artistique et non historique, d'un soldat confronté à l'absurdité, l'horreur et le sentiment de culpabilité que génèrent la guerre et ses crimes. Mais alors, il faut bien dire que la fin est partiellement ratée, parce que, si l'idée de restituer l'horreur du massacre et la cause de l'amnésie traumatique par l'irruption des images réelles peut paraître pertinente, elle n'est pas artistiquement bien intégrée au reste du film, et paraît plate dans sa crudité, insuffisamment travaillée et amenée, ce qui rend la force de ces images terribles incongrue. A voir, bien sûr! Mais sans se tromper d'objet...
Publié le 18 septembre 2008
Oeuvre particulièrement remarquable en tous points, 'Gomorra' est filmée comme un reportage de guerre, basée essentiellement sur la force terrible de l'image. On accompagne ainsi de scènes en scènes quelques "fourmis" laborieuses du système mafieux, ainsi que deux têtes brûlées refusant de faire allégeance à la hiérarchie, et certains membres de la communauté sociale de la banlieue napolitaine qui cohabitent tant bien que mal avec la 'camorra'. Fresque prosaïque anti-glamour, mais aussi un grand 'geste' de cinéma, avec une caméra nerveuse scrutant au plus juste les visages d'acteurs extraordinaire incarnant au plus haut degré des personnages à la fois emblématiques et terriblement vivants, . Rien donc ici du processus d'iconisation pratiqué par le cinéma étatsunien sur le même sujet. Au total, un film impressionnant, alternant temps morts sous tension, évoquant un cauchemar éveillé, et déflagrations de mort génératrices d'un silence ébahi. Un document aussi, avec des lieux remarquables d'atmosphère insolite, et une utilisation très parcimonieuse - et d'autant plus forte - des effets, sonores notamment, sans le caractère pesant d'un certain cinéma italien à thèse des 70's. Un grand prix du jury du dernier festival de cannes totalement justifié!
Publié le 9 septembre 2008
Voilà un film bien frustrant. Réalisé par un esthète, démarrant en beauté par un extrait de film plein d'atmosphère et de style (soi-disant un classique 60's du film noir japonais tiré d'un roman d'un auteur mystérieux, voire meurtrier...), basé sur une constante mise en abyme, truffé de faux-semblants, construit en trompe-l'oeil, 'Inju' échoue pourtant à séduire le spectateur qui ne parvient pas à croire à cette histoire machiavélique et faussement sulfureuse. La faute en est sans doute à une mauvaise maitrîse de l'essentiel: le bon dosage. Car 'Inju' joue par essence sur le fil, et le dérapage ne pardonne pas! Ainsi, faire interpréter le personnage principal par Benoît Magimel s'avère finalement une erreur de casting: trop lisse, trop 'Tintin au Japon' ou 'Bob Morane contre Le Monstre écrivain', il est d'une naïveté/bêtise telle qu'elle empêche toute identification. Or, pour être réussie, une histoire de machination implique l'adhésion du spectateur, qui ne doit plus savoir qui ou que croire... Restent donc un bel exercice de style et un demi-échec plutôt qu'une demi-réussite.
Publié le 2 septembre 2008
Bien sûr, on peut traiter ce film par le mépris ("Oh, quelle horreur, cet humour zizi-panpan d'ado mâle travaillé par les hormones"...). Bien sûr, Adam Sandler est aussi expressif que Sylvester Stallone (mais plus que Vin Diesel ou Steven Seagal...). Bien sûr, la morale est simpliste (il faut faire ce qu'on aime, quelles que soient les difficultés ...et l'avis de ses parents). Bien sûr, ce film a le mauvais goût de montrer crûment que les moteurs égoïstes de décision humaine sont le cul (même pour des femmes des 3ème et 4ème âges, quel manque de sensibilité...) et le fric, ce qui est typiquement américain et démontre leur difficulté à intégrer toutes les dimensions sociales et spirituelles d'autres cultures. Mais: le film lui-même ne traite personne par le mépris par contre! Et offre quelques scènes réellement savoureuses! A vous de voir! Vaut 6,5.
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