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Publié le 2 novembre 2016
à propos de
Moi, Daniel Blake
ce qui m'a le plus déçu dans ce film, c'est qu'on lui ait décerné la Palme d'or à Cannes... Telle une société de "nantis" qui voudrait se décharger de toute culpabilité et qu'une Palme d'or lui permettrait de se donner bonne conscience.. Voilà, on donne un prix et basta..
Je trouve que c'est un film "plat", sans art ni imagination qui décrit la vie de 2 personnes dont la vie n'a pas été un long fleuve tranquille et qui préfèrent jeter la faute sur "l'Etat-providence" qui n'assumerait plus son rôle, au lieu de remettre en question le style de vie qui les a mené là où ils sont.. Effectivement, c'est un film écrit par un homme âgé (Ken Loach a 80 ans) qui ne se reconnait plus dans les nouvelles technologies et qui les dénoncent parce qu'il ne les comprend pas... Soit, plus subtil, on lui a décerné la Palme d'Or pour un motif secret : pour que les réfugiés qui croupissent dans la jungle de Calais ne se fassent plus d'illusion sur le wellfare britannique et renoncent à tenter de passer la frontière... Oui, ce doit être cela leur motivation, et sans doute également celle de Ken Loach..
Publié le 2 novembre 2016
à propos de
Snowden
« Snowden », le dernier film d’Oliver Stone tient-il toutes ses promesses ? En partie oui ! Si l’on regrette l’angle choisi pour aborder ce sujet fastidieux et son engagement moins prononcé que pour certains autres longs-métrages, on ne peut néanmoins pas négliger le travail de documentation et de préparation qui a été fait autour du film , que ce soit par les scénaristes, le réalisateur ou par les acteurs. Instructif, « Snowden » nous distille une longue série d’informations et font de ces 2h15, un vrai marathon vers la vérité. Technique et ambitieux, le film possède quelques longueurs dispensables mais séduira tous ceux qui se sont intéressés au cas « Edouard Snowden ». Pour les autres, il sera peut-être difficile de tenir la distance…
Notre avis complet se trouve sur : http://www.ecran-et-toile.com/novembre-2016/snowden
Publié le 2 novembre 2016
à propos de
Spotlight
Spotlight rend un bel hommage au journalisme d'investigation comme l'ont fait ses prédécesseurs ("Les hommes du président" en tête).
Publié le 1 novembre 2016
à propos de
Mademoiselle
[pas de spoilers] Je viens de terminer The Handmaiden (Ah-Ga-SSi) du réalisateur coréen Chan-Wook Park. J'attendais le film avec impatience. Park s'est surtout fait connaitre avec sa trilogie sur la vengeance dont "Old Boy", le deuxième des trois, a fait fureur dans nos pays après avoir gagné plus de 30 récompenses...
Plus récemment, il a aussi réalisé Stoker avec Nicolas Kidman, un film axé sur les manipulations intra familiales, tout comme The Handmaiden. J'avais moyennement aimé Stoker...Il a également réalisé "I'm a Cyborg and that's okay", film tout a fait déjanté traitant d'amour et de maladie mentale (mais assez génial)...
J'ai adoré Ah-Ga-Ssi... Je pense que c'est le meilleur film de Park depuis Old Boy. L'histoire suit une voleuse infiltrée dans une famille riche et étrange qui vit à l'écart du monde dans le but d'amener la jeune héritière à tomber amoureux d'un autre voleur allié avec la première afin de s’approprier toute la fortune familiale. Le film raconte toute l'intrigue qui suit ce point de départ. Chacun des personnages ayant son propre agenda. Le film assez lent et assez long (c'est peut être la seule critique que je ferais). Cela dit, on ne s'ennuie pas, les retournements sont intéressants et le film est réalisé avec une grande maitrise. Les plans sont excellents, la musique bien adaptée et les acteurs sont fantastiques. Autre point remarquable, les décors du manoir ainsi que les scènes extérieures sont sans doute les plus belles que j'ai pu voir dans le cinéma asiatique depuis de nombreuses années. Park nous a habitué à des films parfois costauds à encaisser, avec pas mal de violence. Ici il délaisse cette habitude pour mettre l'accent sur les relations entre les personnages, les retournements de l'intrigue. L'histoire contient certains moments qui sont assez durs mais on voit que Park ne souhaite pas perturber le spectateur et veut lui indiquer un moment de souffrance sans la faire ressentir particulièrement... L'intérêt est ailleurs. La film surprend aussi par ses scènes de sexe multiples. Le traitement de la sexualité est particulièrement réussi dans le film. C'est très explicite et en même temps naturel, sans chichi, avec une certaine pudeur. Le réalisateur atteint à mon avis un rare équilibre, peu observé dans le cinéma américain auquel nous sommes habitué. L'humour cher à Park est également présent et contribue à relativiser la souffrance des personnages.
Au final, j'ai adoré le film. Park prouve à mes yeux et plus que jamais qu'il mérite plus que jamais d'être régulièrement acclamé comme un des plus grands réalisateurs coréen de l'histoire du cinéma.
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