Split

Origine:
  • États-Unis
Genres:
  • Thriller
  • Horreur
Public: À partir de 12 ans
Année de production: 2017
Date de sortie: 22/02/2017
Durée: 1h57
Synopsis : Les fractures mentales des personnes présentant un trouble dissociatif de la personnalité ont longtemps fasciné et échappé à la science, il se dit que certains peuvent également manifester des attributs physiques uniques pour chaque personnalité, un prisme cognitif et physiologique dans un seul être. Kevin a manifesté 23 personnalités devant son psychiatre de longue date, le Dr Fletcher mais il en reste une, immergée, qui commence à se matérialiser et à dominer toutes les autres. Contraint d'enlever trois adolescentes, dont la volontaire Casey, Kevin se bat pour survivre parmi tous ceux qui évoluent en lui-même – et autour de lui- tandis que les murs entre ses personnalités volent en éclats.

Horaires du film Split

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Kinepolis Bruxelles

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Horaires du film Split dans le cinéma Kinepolis Bruxelles
Dates Versions Formats Heures
mardi 23/05 VF   Dig
22:45

Avis des internautesdu film Split

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  • 1
Publié le 10 mai 2017
Sérieux retour aux affaires de M.N.S. après une décennie d'errance (« The Last Airbender », « After Earth »,...) et son meilleur film depuis son œuvre la plus personnelle (et improbable chef d'œuvre), « Lady in the Water ». Le plus drôle aussi, donc le plus angoissant. Le plus ironique, crissant, cruel, donc le plus sincère. Le film pose une question shyamalanienne par excellence : « Qui au juste ai-je en face de moi ? » Or chez Shyamalan, toute rencontre est littéralement surnaturelle, c'est le face à face d'univers avec un autre univers, parallèle, et dont la contiguïté est problématique, que ce soit les morts face aux vivants (« Sixth Sense », « Unbreakable »), le passé face au présent (« The Village »), l'au-delà face à la terre (« Signs »), voire du créateur et ses créatures (« Lady in the Water », qui doit plus à Beckett ou Gombrowicz qu'à Tourneur). Toujours le face-à-face de l'humain devant ses peurs les plus sourdes, primitives. « Split » livre sans faux semblants son lot de réponses à la question, arbitrant la rencontre d'un monstre avec un autre, et en évacuant très rapidement, presque d'un revers, la logique attendue du survival à la « Saw ». Il le fait avec le charme de la série B (deux décors) et un maximum d'inventions de mise en scène (d'axes, de focales courtes dans les gros plans, etc.). Cet art de l'esquive scénaristique se retrouve sur le plan des ellipses, les flashbacks d'une journée de chasse de Casey enfant complétant peu à peu le paysage mental et physique de l'héroïne, en dressant une étonnante proximité avec le ravisseur. Dès le premier plan, un sidérant trans-trav sur le regard inquiet de l'adolescente isolée à une fête d'anniversaire, n'attendant rien d'autre que d'être ravie à ce monde qui ne veut pas d'elle, on sait que le film sera bon, sera juste, qu'il va aimer ses personnages, qu'il va tracer son chemin à travers la psychologie de perlin-pinpin sur la schizophrénie (un James McAvoy bigger than life avec un maniérisme "Actor's Studio" hilarant) et les flashbacks utilitaires (mais dont le hors-champ bouleverse dans la scène de climax) pour révéler que les fêlures des faibles sont leur arme face aux puissants. Shyamalan se fout complètement de son scénario mais tient énormément à ses personnages, la marque d'un cinéaste qui compte. Il déclarait d'ailleurs « I want to make tonal movies where plot is almost obscene. In fact, I think I get in trouble because my movies are presented as plot-driven vehicles. » Comme dans ses grands films, il fait mine de partir de la croyance et du ridicule comme fins en soi pour aboutir à leurs ravages mutuels : un monde d'ahuris et d'incrédules où palpitent comme des papillons sur une ampoule quelques solitaires désabusés et revenus de tout, qui n'ont que faire de leur savoir, et se résolvent à croire en la croyance elle-même. Chez Shyamalan, la dialectique est toujours cruelle, et il faut voir le dernier plan de Casey (Anya Taylor-Jay) quand la flic lui dit que son oncle est arrivé pour comprendre que la fin est bien là, suffocante, et non dans un énième effet de twist de l'auteur-producteur destiné à masquer un si singulier désespoir, dont la paradoxale tendresse et l'appel du mélo manquait depuis 10 ans au paysage du cinéma américain contemporain.

Publié le 8 mars 2017
Excellent jeu d'acteur de McAvoy (en V.O.)! Efficace Et dans l'univers d'Unbreakable (2000): pour la dernière scène !

Publié le 1 mars 2017
Thriller très efficace, acteurs plus que convaincants, une fin qui m'a décu - mais dont je ne parlerai point (à chacun son avis)!
  • 1

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