pekka
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Publié le 4 mai 2008
Un sentiment de vacuité et de superficialité abyssales, voilà finalement le sentiment que je garde de ce film quelques jours après l'avoir vu! Certes, sur le moment même, les effets spéciaux réussis, la qualité de l'interprétation et les touches d'humour bienvenues (le tout, supérieurs à la moyenne américaine des films d'action) font qu'on passe un moment agréable. Hélas, lorsqu'on y repense... Il y a l'aspect 'recette' dont parle Mastos ci-dessous, sans la finesse de caractérisation des personnages comme dans les deux premiers X-Men, ni un véritable second degré, mais aussi un contexte socio-politique tellement caricatural, et une totale absence de profondeur et d'humanité, qu'on peut pourtant retrouver (c'est bien entendu relatif!) dans ce type de films, qu'on est rétrospectivement confondu d'avoir trouvé ce film divertissant!... Et je parie que la suite est déjà en chantier... Désolant. La cote est un compromis.
Publié le 30 avril 2008
Une fois encore (mais pas toujours!...) d'accord avec Fritzlangueur, un des meilleurs critiques sur ce blog. Si le fait de raconter des évènements tragiques et traumatisants à travers les yeux d'un enfant, et la perte d'innocence qui s'en suit..., n'est pas un sujet bien neuf, ce film joliment réalisé diffuse sa petite musique avec un charme certain, dû à la photographie et à l'interprétation de qualité, ainsi qu'à une pudeur de sentiments maquillée d'humour. Et puis, la peinture de ce quartier cosmopolite de Sao Paolo et de cette petite communauté hébraïque est fort attachante!...
Publié le 28 avril 2008
Le réalisateur, qui n'a apparemment plus rien tourné depuis 7 ans ('Le Majestic' avec Jim Carrey sorti en 2001) retourne à son scénariste attitré. Stephen King lui a en effet "offert" ses plus beaux succès ('The Shawshank Redemption' et 'La Ligne Verte'). Mais 'Brume' est plus sombre et a été écrit par un S. King désenchanté et déçu par l'évolution de la société américaine...
La parabole autour de celle-ci est certes intéressante, mais le film, tourné vraisemblablement avec des moyens limités, présente un côté "cinéma de papa" et des ressemblances avec des films SF ou Horreur des années 60 à dimension psycho-sociologique, tournés pendant la guerre froide, qui lui donnent un air vieilli. C'est pas mal fait, mais c'est loin d'être parfait!... En effet, je considère que sur le plan du suspense, ça ne fonctionne pas vraiment, et plusieurs péripéties du scénario sont assez prévisibles. Certains effets spéciaux ne sont pas très aboutis non plus (Je trouve que la référence à l'univers de Lovecraft est abusive à cet égard). Le clin d'oeil au Pistolero et au cycle de 'La Tour Sombre' au début est, lui, opportun en raison de l'explication donnée vers la fin à l'origine de la brume. A voir plutôt en DVD?
Publié le 25 avril 2008
Complexe, subtil et ambigu, le dernier film en date d'Ang Lee mérite bien le Lion d'Or, et les autres récompenses qu'il a reçues. C'est un grand mélodrame, mais - attention! - certainement pas romantique ni flamboyant. Au contraire, ce récit nuancé d'une vengeance au risque de sa propre vie ne sacrifie rien de la complexité des tours et détours de l'âme humaine. Même si la forme n'en est pas toujours parfaite (les scènes d'extérieur qui transpirent un peu trop le studio), et que le réalisateur n'est pas à proprement parler un virtuose-né, la peinture de cette vengeance - presqu'inconsciente - d'une femme, dont l'amour absolu pour un étudiant idéaliste va être instrumentalisé par celui-là même qui en est l'objet, et qui lui fera percevoir qu'on ne peut pas être d'une duplicité parfaite sans y laisser un peu de soi, démontre la force de la direction d'acteurs qui parvient, notamment au travers d'extraordinaires représentations de coïts, à traduire la tension et les intentions divergentes des personnages, tous manipulateurs. Un grand film cruel et désespéré.
Publié le 13 avril 2008
Vu ce film en avant-première au ciné-club montois. 'Leatherheads', le titre, fait référence aux casques rembourrés en cuir que portaient les joueurs avant leurs casques à grille de métal actuels. Un brin nostalgique, ce film nous replonge donc dans une époque où le football américain n'était pas encore professionnel, et en attribue la mutation au personnage joué par Clooney, qui tente de redonner vie et succès à son équipe hétéroclite. Le film joue aussi sur les ressorts des comédies du Hollywood d'avant-guerre: un scénario basé sur la confrontation explosive de personnages antinomiques, dont les motivations contraires conduiront à une déflagration en plusieurs épisodes, permettant l'instauration d'un nouvel équilibre et un dénouement heureux. C'est donc amusant, surtout grâce au personnage de Zellweger, haut en couleur, et sympathique, sans prise de tête aucune. Mais Clooney le réalisateur ne dirige pas assez Clooney l'acteur, qui abuse de mimiques manquant d'efficacité. Bon Krasinski dans le rôle du joueur-star chouchou du public. Une honnête comédie, sans véritable rythme, ce qui est pourtant l'essentiel en cette matière. Vaut 6,5.
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