pekka
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Publié le 24 août 2009
Donné une seule fois à CINEMATEK ce 18.08.09, ce documentaire peu vu illustre le tout dernier concert de Bowie en tant que Ziggy Stardust, et avec les Spiders from Mars, le 3 juillet 1973 à l'Hammersmith de Londres. Outre qu'il ne devrait échapper à aucun fan de Bowie, il est très éclairant, rectifiant de fausses impressions largement répandues. Ainsi, Bowie dans sa loge, pendant les séances de maquillage et de changement de tenues, est-il très serein, simple et sans affectation, accueillant sa femme, Angie ("Hey, honey!"), Ringo Starr, Marc bolan (his boyfriend, aperçu brièvement, souriant et détendu), ou sur scène, entouré des Spiders, de Mike Garson et d'un trio de backing-vocalists, très bien dans ses bottes (et quelles bottes et chaussures!, et même pieds nus!). Bowie chante des extraits variés de sa discographie, de 'The Man Who Sold The World' à 'Aladdin Sane', sa chanson offerte à Mott The Hoople, Jacques Brel traduit par Mort Shuman ('My Death'), les Stones ('Let's Spend The Night Together') et Lou Reed/V.U. ('White Light/White Heat'). Un excellent concert, avec des Spiders survoltés, fascinant quand on pense que Bowie n'avait que 25 ans, qu'il était déjà totalement mature artistiquement, que son audace assumée avec simplicité n'était pas une pose névrosée, mais une véritable création avant-gardiste, et que c'était déjà un interprète vocalement surdoué. Un must, malgré le grain, parfois excessivement grossier, des images de concert, et certaines parties instrumentales (à mon avis...) overdubbées. Splendides images, tendant à l'abstraction, des fans en méditation transcendantale et extatique sous les lumières stroboscopiques.
Publié le 24 août 2009
Si vous en avez l'occasion, courez le voir sur grand écran (on le donne encore ce prochain week-end à Flagey)! Cet extraordinaire documentaire, magistralement monté à partir des kilomètres de pellicules impressionnées lors du festival "Zaïre '74", donne avec le recul un sentiment étrange, teinté de tristesse, à l'égard du peuple congolais, tellement misérable sous la dictature de Mobutu Sese Seko. Le fait de savoir que des opposants politiques se trouvaient enfermés dans les anciens vestiaires sous le stade, de voir des militaires mutiques et menaçants, des adolescents assistant aux concerts derrière des barbelés, un groupe autochtone donnant un concert improvisé sur un îlot directionnel au milieu d'un carrefour devant un grand immeuble fifties à l'enseigne "Memling", avec des instruments rafistolés cent fois (une scène inoubliable)... Et tout cela confronté à la grosse machinerie US, financée par Mobutu comme une opération de marketing, avec des artistes noirs idéalistes (à propos de la "Black Nation", jetant un pont entre l'Afrique ancestrale et la descendance - très souvent métissée... - des esclaves à Cuba et aux USA) ou un sportif militant (Mohammed Ali/Cassius Clay tenant des discours très "Black Panthers"). Mais l'émotion qui domine, c'est le sourire radieux de plaisir donné par la vision de ces immenses musiciens, d'une générosité artistique extraordinaire, déjà disparus pour la plupart: les Spinners (voix de velours, mélodies de miel épicé, costumes "lasvegaseux" ringardissimes, chorégraphies à la (sous-)Jacksons Five), BB King (intense et virtuose), les Sisters Sledge adolescentes (sympathiques et virevoltantes), les Crusaders (jazz-funk et mélodiques), Bill Withers (sensible, probe et déchirant), Miriam Makeba (impérialement humaine et authentique), Célia Cruz et le Fania All-Stars (incomparables salseros, musiciens dans l'âme et le corps tout entier, délivrant le plaisir transfrontalier de la danse), et bien sûr James Brown (encore branché sur la Haute Tension, mais avec permanente, moustache, brioche,... et une scène finale étreignante d'émotion!). Un bonheur mémorable. Vite le DVD avec des chansons à la pelle en bonus!...
Publié le 24 août 2009
Après un "chapitre 1" d'anthologie, qui rend hommage aux codes du western-spaghetti de Sergio Leone et dans lequel on découvre, face à un fermier courageux mais contraint à un dilemme destructeur, un brillantissime prédateur (épatant Christoph Waltz) cynique et efficace au-delà du concevable, sous des manières de vendeur de voiture annonçant une remise de 25% (...mais à certaines conditions), 'Inglorious Basterds' déroule hélas de trop longs chapitres ultérieurs creux, dépourvus de chair, souvent joués faux (calamiteuse Mélanie Laurent, fade Brad Pitt auquel on a cru donner un air féroce et matois à l'aide d'une machoire inférieure prognathe), bavards sans brillance ni génie, ni même roublardise. Le tout est accompagné de musiques de film de réemploi (Ennio Morricone, la chanson de 'Cat People' signée Bowie/Moroder, etc.). Du niveau d'une BD, la plupart du temps en tout cas (et même en pire pour les scènes complètement guignol entre B. Pitt, C. Waltz et D. Krüger à l'entrée du cinéma, vers la fin!).
Publié le 5 août 2009
Un OVNI... Un film qui réussit à la fois à émouvoir profondément dans une scène finale qui nous amène à communier à travers l'expérience quasiment sacrée de l'Art, et à transmettre un message somme toute politique et contemporain, mais aussi philosophique, moral et humaniste. Malgré que l'action se déroule à Tokyo, au sein d'une famille japonaise en crise aigüe, régentée par les stricts codes sociaux en vigueur là-bas, qui nous sont bien entendu étrangers, 'Tokyo Sonata' tend à l'universel, grâce à un sentiment d'empathie que génère brillamment une réalisation maniant les symboles et l'aspect formel avec une justesse insigne. Une illustration magistrale de notre condition humaine, terrifiante au fond (K. Kurosawa sait si bien la susciter) mais pas désespérante! 9,5.
Publié le 4 août 2009
Ceci n'est pas un film d'animation, mais il comporte nombre de personnages virtuels numériques, à l'instar de 'Transformers' p. ex. Sur un scénario qui se révèle à l'analyse comporter de multiples aspects fort malodorants, ce produit Disney met en scène des cobayes, une taupe, un hamster et des souris affligés d'attitudes et de comportements tristement humanisés. Quant aux représentants de l'espèce humaine, il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Le pire de l'américanisme d'exportation. Pédagogiquement nocif. A fuir.
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