pekka

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Publié le 17 mai 2010
Alléché par une bande-annonce sublime, porte ouverte sur un cinéma proche de l'abstraction, alliant une esthétique formelle parfaite et l'émotion brute des sens suscitée par un parfum, un regard ou une architecture, je me réjouissais de voir ce premier film d'un célébrissime couturier, paraissant s'avérer un authentique créateur tous-terrains... La vision de 'A Single Man' m'a remis les pieds sur terre! Extrêmement formel, en vérité, d'un esthétisme (trop) classieux et glacé, (trop) millésimé "early sixties", le film atteint - parfois - l'authentique bouleversement que peut susciter le détail ou le symbole qui résume toute la vérité dans une seule image (ainsi, les vérités de la dépression mélancolique ou du moment fugace de bonheur que l'on n'identifie qu'a posteriori!), mais s'enlise le plus souvent dans un propos (trop) littéraire (le spleen fitzgeraldien, notamment) et dans une évocation (trop) étroite de vérités humaines universelles (le deuil abrupt d'un conjoint, le sens de la vie, la relation à la mort, désirée ou inopportune...). Une semi-réussite ou un semi-échec, donc. Les influences sont bien choisies (la bande-son, le choix du compositeur de Wong-Kar-Wai, la photographie à la lisière de l'art contemporain, le découpage et le montage subtils), l'interprétation irréprochable (Matthew Goode, Julianne Moore et Colin Firth!) mais le propos déçoit par son manque d'ouverture à l'Autre, paradoxalement.

Publié le 14 mai 2010
Essentiellement un film pour ados mâles, fans de "Junk Culture" - illustrée par la boutique de comics-milkshake bar -, avec un côté très (trop?) référentiel ('Spiderman', beaucoup - rapport à la famille endeuillée, rivalité avec le père d'un copain riche; 'American Pie', pour le côté obsédé du sexe; 'Kill Bill', pour le côté vengeance sanglante, manga avec petite fille en uniforme de collège, armurerie ambulante; 'Gomorra', pour la scène du gilet pare-balles; 'YouTube'; etc.; mais pas trop à 'Watchmen' pour moi, pas du tout le même esprit...). Bref un peu de tout, quoi! Justement, un peu trop parodie de 'Spiderman-DIY' avec qqs extras un peu hétérogènes. Plaisant pour un dimanche soir pluvieux, sans plus.

Publié le 14 mai 2010
Du cinéma sud-coréen comme on l'aime, complètement zarbi, mais avec de l'intelligence, du souffle, du mélodrame et de la poésie qui jaillit comme des étincelles d'un combat dans les ténèbres.

Publié le 27 avril 2010
Dans le sous-genre "pur nanar horrifique, mais pas que, version vampires", 'Daybreakers' avance quelques arguments: un "pitch" de départ original (suite à une épidémie, la majorité de la population - américaine ou anglo-saxonne, du moins; on ne dit que dalle du reste du monde... - s'est transformée en vampires, tandis que les derniers humains, source de la matière première de leur alimentation, sont traqués sans merci et menacent de disparaître purement et simplement), une interprétation correcte (Sam Neill et Willem Dafoe, essentiellement; Ethan Hawke étant, lui, fort terne) et quelques maquillages bien crousti-fondants (privés de sang humain, devenu rare et hors de prix, de nombreux vampires encore "humanoïdes" mutent en créatures animales terrifiantes - pires que des loups-garous...). Ce premier (?) film, réalisé par un nouveau "couple fraternel" originaire des antipodes, lorgne un peu trop du côté de Roméro (à grand renfort de scènes assez "gore") et manque cruellement de second degré pour pouvoir toutefois être considéré comme une réussite mémorable. Mais, pour les amateurs, en DVD et sur une bonne installation "Home Cinéma"...

Publié le 23 avril 2010
Louise Bourgoin est une actrice extraordinaire: elle a du chien, de l'abattage, une authentique nature et autant d'énergie qu'un méga-cyclotron! SVP, qu'on lui attribue des rôles dans d'excellentes comédies à sa mesure... Car, si l'on peut voir le film de Besson essentiellement pour elle, elle n'est certainement pas Adèle Blanc-Sec (on imagine bien plus Isabelle Huppert dans ce rôle), et ce sous-produit d'Indiana Jones ne lui convient que par moments (ses travestissements, quelques répliques auxquelles elle transfuse son inimitable gouaille). Pour le reste, on a un horrible ptérodactyle qui ressemble au poulet du clip de 'Sledgehammer' avec une tête de crocodile, des acteurs tellement grimés qu'ils ne ressemblent plus à rien (Amalric,...), d'autres qui la jouent façon mauvaise comédie française (Lellouche, Rouve), et un scénario totalement incohérent à force de vouloir jouer sur trop de tableaux impossibles à lier entre eux. Malgré tout, hormis Bourgoin, un bon prologue avec un chouette Pouchaud (?) en bourgeois ahuri, une belle ambiance "Gai-Paris" avec french can-can endiablé, et un bon décor début XXè, un craquant Andrej et de chouettes Pathmosis et Ramsès II de synthèse. 5,5

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