couperet

couperet
  • 30 ans
  • Ville : woluwe-saint-lambert
  • Membre depuis le 19/12/2017
  • Nombre de critiques : 10
Publié le 19 décembre 2017
Accrochez vous! On avait eu droit à quelques films catastrophes (The Day after tomorrow, 2012) pas mal fagotés dont le spécialiste ultime était le réalisateur Roland Emmerich. A grand renfort d'effets numériques bluffants et d'intrigue suffisamment prenante. On avait pas encore eu droit de mémoire de blockbusters à un film catastrophe "catastrophique"! Nouvelle gamme du genre... D'une nullité affligeante... Pour couronner le tout, les scénaristes y ont greffé des enjeux de complots planétaires aux plus hautes sphères du pouvoir. Le pire, c'est de voir de grands acteurs du calibre d'Andy Garcia, Ed Harris ou Abbie Cornish se fourvoyer dans un tel projet... A moins d'avoir bien rempli leur compte bancaire !! LE nanar de l'année, et je pèse mes mots... Faites comme les figurants du film, fuyez geostorm aussi vite que vous le pouvez !

Publié le 19 décembre 2017
Amateur de the Lobster, le dernier né du grec Yourgos Lanthimos est arrivé dans les salles. Son premier film américain d'ailleurs (the Lobster ayant trouvé des fonds européens malgré un casting international), où il y convie Nicole Kidman et retrouve Colin Farrell déja aperçu dans son précédent délire. Levons le doute car il n'y en a désormais plus de possible; Yourgos Lanthimos est un vrai tapé! Talentueux cinéaste, mais complètement dérangé! A ranger à côté des Lynch, Cronenberg, et autres Hanneke et Kubrick... S'il est impossible de trouver "aimable" une œuvre du grec, que peut-on reconnaître malgré tout à son cinéma? Peut-être de nous livrer des œuvres dérangeantes, malsaines au possible, antipathiques ou déshumanisantes, grandiloquentes. Si Farrell y joue un chirurgien, c'est Yourgos qui dissèque et démantèle une famille américaine bien sous tout rapport. Son cinéma est clinique et mécanique, austère et désincarné... et en premier chef symbolique. Ne cherchez pas la métaphore, c'est elle le film! Vous connaissez l'adage "œil pour œil, dent pour dent"? Imaginez une transposition cinématographique non pas au sens figuré, mais propre, et vous aurez une petite idée de l'expérience attendue... Film à découvrir pour l'expérience immanquablement suscitée ; dérisoire ou grandiose, chacun se forgera son opinion, et, a priori, ce sera la bonne! Qu'on idolâtre ou qu'on haïsse, du cinéma avec un grand C!!!

Publié le 19 décembre 2017
La réalisatrice de "We need to talk about Kevin" allait-elle être la réalisatrice d'un seul chef d'oeuvre? On a longtemps cru que oui ! Puis, subitement s'annonce un thriller nocturne avec en tête d'affiche Joaquin Phoenix. A Cannes 2017, prix du scénario et de l'interprétation masculine... Flatteuse réputation et attente de plus en plus fiévreuse ! Autant Joaquin Phoenix, engrossi pour l'occasion, est tout simplement écrasant de magnétisme, autant scénaristiquement, on ne comprend pas trop ce que le jury de la Croisette a voulu saluer à l'égard de ce récit puzzle lent et franchement confus. C'est d'ailleurs certainement la faiblesse du propos. On est invité à suivre un être en errance, traumatisé, taciturne, homme de contrat de l'ombre qui pourrait trouver une part de lumière et d'humanité dans la dernière mission qui lui est confiée (sortir la fille adolescente d'un politicien d'un circuit de prostitution). Le film est brutal, la violence esthétisée, la mise en forme d'une élégance rare... Si l'argument marketing le liant à Taxi Driver est tout simplement éhonté, on peut lointainement penser à Drive ou à Old Boy, mais le film n'atteindra sans doute pas la notoriété de ses illustres références! Armé d'un marteau, l'affaire est vite dans le sac. Compte à rebours avant oxygénation. Et de respiration, le film en aurait bien eu besoin. Un film passionnant et frustrant à la fois !

Publié le 19 décembre 2017
il y a 3-4 ans, Soderbergh nous avait annoncé se mettre à la retraite du cinéma... A la tête d'une filmographie éclectique qui l'aura vu toucher à tout, allant de Traffic à la trilogie des Ocean's, en passant par Che, Magic Mike ou Erin Brockovich, il disait être lassé du grand écran. Bonne nouvelle, il s'est ravisé et est sorti de sa pré-retraite pour nous concocter un film d'escrocs dont il a le secret. Un film sans prétention, sinon de réactiver le souvenir de son génie, c'est à dire de hausser le niveau du genre et de montrer son attachement aux protagonistes de son récit, dans une intrigue qui rappellera aux plus nostalgiques la clique à Danny Ocean, avec quelques points de QI en moins. Logan Lucky, c'est un peu une sorte de Ocean's Eleven, mais chez les ploucs ! Redoutable casting (notamment Daniel 007 Craig teinté blond). Ici encore, ce n'est pas tellement le casse en lui-même qui vaut le détour, mais la fulgurante capacité du réal' américain à rendre le récit truculent, cocasse mais sans esbroufe... Il y a une indéniable patte chez Soderbergh, reconnaissable entre 1000, dans le style, les mouvements de caméra et le rythme... Aux mains d'une tripotée de réalisateurs lambda, Logan Lucky aurait eu une toute autre saveur! Au final, pas un film dingue mais des retrouvailles réjouissantes !

Publié le 19 décembre 2017
Fort du succès d’un premier épisode bien accueilli par la presse et le public, il n’est pas illogique de retrouver l’ourson Paddington s’offrir une 2ème escapade sur grand écran. N’ayant pas rattrapé le premier volet, difficile d'abuser de comparaisons… En tout cas, on peut trouver à ce 2ème numéro des qualités narratives certaines et de belles trouvailles visuelles que n’aurait pas reniées Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel, Moonrise Kingdom)… Magnifié par la magie humoristique du cinéma anglais, le récit provoquera rires et émotions, et réveillera les souvenirs d’enfance les plus réjouissants. Pour que la fête soit totale, le réalisateur Paul King a pu compter sur le casting initial et la plus-value de petits nouveaux qui s’en donnent à cœur joie : si Brendan Gleeson est parfait, il est franchement difficile de résister à l'hilarité suscitée par le ressuscité Hugh Grant, qu’on avait plus trouvé si enjoué depuis des lustres. Meilleur gage d’un savoureux moment de divertissement : l’envie de vite rattraper le premier ! Pour les conquis de la première heure, il n’y a pas à hésiter : aller vous resservir une 2ème ration de cette tendre et savoureuse marmelade… Surtout à l’approche des fêtes !

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