pekka

pekka
  • Membre depuis le 18/04/2007
  • Nombre de critiques : 406

Utilisateurs qui me suivent de l'utilisateur pekka

Utilisateurs suivis de l'utilisateur pekka

Publié le 8 février 2010
Que peut-on, que faut-il en dire? Que Sfar a beaucoup de chance que j'ai (à l'instar de nombreux spectateurs) une grande tendresse pour Lucien Ginszburg, et une profonde admiration pour l'artiste Serge Gainsbourg?... Que le jeu d'Elmosnino est à l'irritante limite de l'imitation servile? Que la poésie du générique et la fantaisie de la première moitié du film s'éventent bien trop rapidement pour nous livrer (comme les pizzas "a casa") un "digest" des anecdotes "people" de la carrière médiatique de SG? Que les actrices sont fort inégales en qualité (A. Mouglalis n'a rien du charme mystérieux de Gréco; L. Casta est irritante dans son imitation - la voix!... la chorégraphie!... - balourde de Bardot; celle qui "fait" Bambou n'a aucune épaisseur; seule L. Gordon (qui s'est suicidée depuis... Triste.) a un peu d'étoffe dans les scènes de la baignoire et du bord de Seine)? Que quelques scènes, seulement (essentiellement dans l'enfance, avec Katerine/Vian et les Frères Jacques, ou alors avec les père et/ou mère de SG) justifient la vision du film, plutôt que celles des archives de l'INA? Ou bien que ce n'est à voir que les dimanches soirs pluvieux, si vous avez déjà vu les autres films, ou que vous l'avez loué en DVD?

Publié le 1 février 2010
Attention, bien que ce film affiche plusieurs stars: Viggo Mortensen (plus fiévreux et émacié qu'un ermite mystique russe), Charlize Theron (plus dépressive et abattue qu'un film des frères Dardenne) et Robert Duvall (plus mort-vivant et bouleversant que toute la misère du monde), 'The Road' n'est PAS DU TOUT un film "grand public"! En réalité, la probité et la sincérité de J. Hillcoat sont telles, que le film doit se regarder comme on lit un livre, à savoir de manière extrêmement pro-active, en décodant les psychologies des personnages, en y projetant ses propres peurs, pulsions et blocages. A défaut, le film ne fournissant aucune grille de lecture, on ne peut comprendre que pouic aux personnages et à ce récit terriblement sombre, quasiment dépourvu d'action, qui démontre à quel point l'humanité est peu de choses lorsqu'elle est réduite aux plus fondamentaux de ses instincts, de son animalité: chasser, manger, protéger sa portée, en un mot survivre... Il fallait bien un aussi grand acteur que Mortensen pour incarner un mâle de l'espèce, qui n'a plus que son fils pour entretenir "le feu" de la vie en dépit de tout, et surtout l'abandon déchirant d'une épouse et mère qui n'en pouvait plus de vivre ce qui, pour elle, était devenu une "non-vie", à défaut de soleil, de fleurs, d'oiseaux et de promesses de douceur, ce qui l'a de surcroît terriblement durci, rétréci à un seul objectif! Voilà bien une expérience radicale de cinéma, avec une extrême violence, mais qui reste quasiment toujours hors champ, et avec un sentiment de vide et de déréliction omniprésent. Il ne reste bien que des cendres, à l'exception de la toute fin du film qui alterne le plus grand désespoir, et la première lueur du nouveau jour... 9,5

Publié le 1 février 2010
Un petit oubli: pour ceux qui auront le courage d'aller voir le film, je tiens à dire que l'image de cette femme, qui ne peut plus vivre mais qui a le courage de s'enfoncer dans le Néant, où tourbillonnent les braises de la beauté anéantie, est une vision qui s'imprime durablement dans l'esprit.

Publié le 1 février 2010
Il semble donc bien que le facteur d'appréciation n° 1, c'est le fait d'avoir lu ou non les bouquins. Les tomes 2 et 3 de trilogie (qui n'en est pas une) constituent un ensemble, le tome 1 constituant une histoire à part (une forme de "prequel" en quelque sorte, à l'occasion de laquelle les personnages se rencontrent pour la première fois). Les climats et récits étant assez différents (perversité, violences et rancoeurs familiales, d'un côté, trafic international de femmes, espionnage et corruption dans l'Etat, de l'autre), il est pertinent d'avoir confié la mise en scène à des réalisateurs différents. Au départ, l'adaptation des tomes 2 et 3 était destinée au petit écran, et cela se sent certes quelque peu (ruptures de rythme, excès de scènes de monologues au gsm, etc.). Mais l'adaptation est très fidèle au roman, bien plus que pour le premier tome; les personnages secondaires (façon de parler) sont bien plus présents et fouillés; l'enquête est bien plus réaliste, avec ses tours et détours, ses fausses pistes, ses coups de dés; etc. Bref, un bon film policier (à suivre, donc incomplet), et avec du bon et du moins bon par rapport au 1er. 7,5.

Publié le 27 janvier 2010
Voilà, c'est fait, le record est battu, et 'Titanic' détrôné: le film ayant coûté le plus cher de toute l'Histoire du cinéma est devenu le film aux plus grosses recettes de celle-ci! Il faut dire que J. Cameron, s'il n'est ni C. Eastwood, ni D. Lynch, ni J. Gray, ni D. Fincher, ni quelqu'autre réalisateur nord-américain plus subtil ou anti-conformiste, n'est pas un manche pour donner du grand spectacle sur une trame épico-romantique. Et là, on est servi par ce tourbillon d'images dignes des rêves utopico-fantaisistes les plus grandioses et un récit rouseau-iste et "bo-bo" des plus sympathique sinon original. Cela fait manifestement du bien se laisser aller à s'immerger dans une pensée aussi "magique" au sens psychanalytique du terme, et de s'identifier au charismatique S. Worthington dans une épopée aussi manichéenne, du côté des "bons sauvages" contre les "méchants conglomérats militaro-capitalistes". A noter, malgré tout, quelques subtilités ça et là: l'idéal gémellaire brisé, et reconstitué par le truchement de l'avatar; les rapports animalité-humanité plus symbiotiques, d'ailleurs reconsidérés aujourd'hui par quelques philosophes et scientifiques; etc. De toute façon, c'est indéniablement à voir: voilà du bon cinéma "grand public" populaire dans le bon sens du terme!

Suivez Cinebel