hitruf
- Membre depuis le 27/08/2006
- Nombre de critiques : 112
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Publié le 3 juillet 2003
J'en sors tout 'remué'. Dans cette Sicile maritime, je retrouve des émotions de mon enfance, moi qui ai grandi dans les campagnes liégoises. L'eau fait les marins, la terre les cultivateurs, le feu les forgerons et l'air les meuniers. Apreté du travail, pauvreté et dignité, joies simples. On a parlé de documentaire à propos de ce film et c'est vrai que le travail des pêcheurs y est montré avec précision. Mais dans les filets de ce faux documentaire ( ou alors, la majorité des films américains seraient des documentaires sur le métier de policier...), il y a l'émerveillement à la vie, et singulièrement celui de la jeune fille dont les yeux bruns, le sourire renversant, le jeu époustoufflant donnent un supplément d'âme à ce film qui en a déjà beaucoup en lui-même. Fulm d'une humanité rare.
Publié le 18 juin 2003
Allez vous promener dans les quartiers chauds/glauques de Bruxelles (près de la rue de Laeken, notamment, côté métro Yser) et vous croiserez quelques Lily... Cette fiction a la force du documentaire, sans concession. Mais pourquoi en faudrait-il (des concessions), puisque c'est comme cela ?!! Le communisme est mort, vive la liberté... Ha, ha, ha...
Publié le 8 juin 2003
Quel dommage que KITANO soit plus difficile, comme nom, à mémoriser que MATRIX (par exemple). Ou que beaucoup de personnes, quand on leur parle du Vendôme, demandent : 'c'est où, ça?'. Voici un film qui questionne sur l'aveuglement du non-amour comme sur celui de l'amour. UN film de regards, un film d'une beauté rare, qui vous transporte dans des jardins magnifiques, comme ceux de Giverny (Claude Monet) ou du Printemps de Boticelli. Un film qui, en soi, est un jardin d'agréments et de désagrément. UN film d'une poésie intense, prenant, confondant. A voir absolument. 9/10
Publié le 23 mai 2003
Elémentaire et indispensable : l'une des grandes dénonciations de la guerre du Vietnam avec le Platoon de Kubrick. On savait déjà, avec le cinéma américain, que la guerre c'était du cinéma et le cinéma de la guerre, de Fort Apache aux Canons de Navarone. Ici, c'est un sommet, une sorte d'Everest. 9.5/10
Publié le 23 mai 2003
pas tout a fait d'accord avec le jugement précédent. La relation entre la vie et l'oeuvre est explicitée, et surtout on pénètre l'acte créatif: qui ne connaissait pas Pollock le connaîtra après avoir vu ce film attachant. La façon rappelle assez 'Frida', avec, donc, la différence de culture qui en découle: la sensualité franche et exubérante côté mexicain, la part maudite de culpabilité côté américain. Ce qui correspond bien aux réalités culturelles de chacun des artistes, et donc aussi à leurs vécus intimes et artistiques. Bon film, assez classique et au même temps représentatif de l'art de Pollock, sinon de Pollock lui-même (car ici c'est assez littéral)8/10
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