hitruf
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- Nombre de critiques : 112
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Publié le 17 décembre 2003
La comparaison avec le génial Kurosawa est tout à fait excessive. Disons que Kitano a essayé de rejoindre le maître, mais c'est raté, car trop systématique et sans âme. 5/10
Publié le 14 décembre 2003
Très bon souvenir de ce film, vu lors de sa sortie il a quatre ans. L'effet conjugué du passage à l'adolescence, de l'héritage du puritanisme et du mal être-américain est très justement décrit, de manière sensible et intelligente, par la fille de Fancis Ford : premier film très réussi. A posteriori, je lui trouve des points communs avec l'Elephant de Van Sant (cf. ma critique sur le même site), sauf qu'ici il s'agit de jeunes filles et non de garçons, et que la violence réactive est tournée vers soi et non vers autrui. Or, pour le psychanalyste Pierre Legendre, suicide et assassinat sont l'avers et l'envers du même phénomène (avec le suicide comme forme 'sociable' de l'assassinat). Je vais aller le revoir. 9/10
Publié le 14 décembre 2003
Divine surprise. Je ne connaissais rien à propos de ce film, que je suis allé voir avec une double curiosité: d'abord celle que j'ai d'emblée pour tout film venant d'ailleurs, la seconde à propos du cinéma africain: que devient-il, que devient le cinéma de ce continent épuisé par le néo-colonialisme, les luttes internes, la pauvreté, la maladie et le désintérêt du monde? J'en sors persuadé que si les africains avaient un peu de sous pour faire plus de films, on y gagnerait beaucoup, en plaisir, en philosophie, en cinéma. Cette fable, ce conte démarre doucement, un pied dans ce que nous pourrions considérer comme une forme de folklore. Mais il développe progressivement une dimension insoupçonnée, révélant les ressorts du pouvoir, des mensonges et des bassesses qui le fondent, de la folie individuelle et collective, pour finalement aboutir dans notre modernité et atteindre à l'universel, à la manière d'une pièce de Shakespeare. 9/10 Le Centre Franck propose deux autres films africains les prochains jours. Voyez donc sur notre site ou celui du Centre Franck de St-Gilles http://ccjacquesfranck.be
Publié le 12 décembre 2003
J'ai eu quelque mal à rentrer dans le film et la famille, et puis, comme ça arrive avec les familles 'goûteuses' (manger, danser, se disputer, s'embrasser, vivre ensemble), je me suis attaché. C''est le meilleur souvenir d'un solitaire: avoir vécu 2 petites heures avec des gens intelligents et sensibles.
Publié le 8 décembre 2003
Que voilà des avis antagonistes! Comment se fait-il qu'un grand monsieur du cinéma serait tout-à-coup tombé si bas ? Ou alors que le même grand monsieur signe un chef d'oeuvre que personne ou quasi n'aurait remarqué? Je penche cependant pour le second avis. Je trouve que ce film procure une sorte de jubilation intellectuelle, parce qu'il est bien construit, bien joué, aussi éloigné de la chaleur inutile que de la froideur cynique. On observe une évolution subtile des êtres vers une épiphanie fnale. Même si quelques spectateurs trop rationnels pourraient lui reprocher l'irréalisme de certaines situations, ce qui serait oublier l'apect fantastique de tout conte, et cette qualification de conte, conte moral à la Rhomer mâtiné d'un zeste de Resnais, va bien à ce film. Qu'il apporte une jubilation intellectuelle n'est pas une tare, quoiqu'en disent les faiseurs d'opinion que le mot 'intellectuel' effraye, vu que eux, c'est la manipulation et non l'intelligence qui inspire leurs actions. Mais ceci est une autre histoire. Encore que...
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