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Publié le 28 juin 2014
Dans The Railway Man (Les voies du destin), Jonathan Teplitzky met en images l'histoire vraie du lieutenant écossais Eric Lomax (interprété ici par Colin Firth) et de ses acolytes, faits prisonniers dans un camp de travail gardé par des tortionnaires Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale. Traumatisé par cet épisode, il ne parvient pas à s'en défaire, ce qui ruine progressivement sa vie de couple. A bout de nerfs, son épouse (Nicole Kidman) et son ancien coéquipier (Stellan Skarsgård) vont remonter la trace du tortionnaire responsable et encourager Lomax à le rencontrer. Le film, assez dur, relate une histoire touchante, portée par des acteurs brillants, on remarquera surtout ici le talent incontestable de Colin Firth mais également la prestation de Tom Hobbs qui joue Lomax jeune. Evitant de tomber dans le sensationnel, le déroulement du récit est prenant et permet de soulever plusieurs questions, en particulier celle de la rédemption personnelle. Un bel exemple de film-débat, très bien interprété.

Publié le 28 juin 2014
Libre adaptation de la "Belle au bois dormant" revisité, Malefique (Maleficent) incarné par Angelina Jolie, s'attarde sur les origines de la cruauté du personnage en titre, au départ, jolie et brave créature, farouche protectrice de son domaine mais qui, déçue et trahie au plus profond d'elle-même, laissera la part belle au côté obscur de sa personnalité pour répondre à ses desseins de vengeance. Brillamment réalisé, doté d'effets-spéciaux détonnants, le film pointe également certains thèmes universels et se prête en cela à une double lecture, ce qui est appréciable parmi la foule de productions du genre, régulièrement programmées. Néanmoins, les moins addicts du genre auront probablement quelques réserves à émettre, en particulier sur l'exploitation limitée de la complexité des personnages et de ces grandes thématiques universelles, qui aurait sans doute gagné à être plus développée, au détriment du spectacle visuel clairement privilégié ici. En somme, un bon divertissement pour les petits et les grands.

Publié le 28 juin 2014
Réalisé par le belge Sylvestre Sbille, Je te survivrai raconte la mésaventure de Joe (Johnathan Zaccaï), agent immobilier imbu de lui-même, arrogant mais adulé par ses proches collaborateurs, qui bien décidé à chasser sa voisine, Blanche, qui occupe la parcelle de terrain qu'il convoite : tout bascule lorsqu'il se met en tête de neutraliser l'arrivée d'eau de la vieille masure au fond du puits attenant à sa propriété. Si le film n'est pas dénué de qualités, en particulier son originalité et les prestations très honorables des acteurs, on regrette que le scénario soit trop hésitant, qu'il oscille constamment entre plusieurs options de style, ainsi que les longueurs répétées qui appesantissent largement le rythme et à force, peuvent agacer.

Publié le 17 mai 2014
Barbecue, d'Eric Lavaine, met en scène Antoine (Lambert Wilson), bel homme, soucieux de sa santé et de son corps, entouré d'amis fidèles et qui, malgré tous ses efforts, est victime d'un infarctus. De cet évènement, il sort bien décidé changer ses habitudes, de laisser tomber les non-dits, les faux-semblants et les sous-entendus, tant pour lui-même qu'auprès de ses proches. Si le film répond tout à fait au registre des films de 'potes', que certains passages sont assez plaisants, que les personnages sont sympathiques (Guillaume De Tonquédec est sans doute l'interprète le plus juste), le scénario ne sort pas du lot : les nombreuses scènes de table -en référence au titre- deviennent à la longue lassantes, plusieurs situations ou échanges ayant déjà été vus mille fois auparavant dans d'autres films (et sans doute mieux exploités), le dénouement est convenu et peu original. Dans l'ensemble, c'est certes, un film qui se laisse voir... mais pas forcément au cinéma.

Publié le 27 avril 2014
Dans la Cour, comédie dramatique de Pierre Salvadori, s'ouvre sur une première scène de renoncement, celui d'Antoine (Gustave Kervern), qui décide de tourner le dos à la sa vie, notamment sa vie d'artiste et de s'isoler en acceptant par la suite un petit boulot de concierge dans un immeuble parisien. Les habitants, tous un peu fêlés -Mathilde (Catherine Deneuve) en tête- alimenteront alors son quotidien par le biais de leurs inquiétudes et angoisses récurrentes. Portrait acéré d'un microcosme social bien sous tout rapport, il cerne avec grande justesse les brisures et les failles (au propre comme au figuré) dans lesquelles s'enfoncent lentement les personnages. Le duo Kervern et Deneuve est surprenant mais tout à fait au point, leur interprétation est impeccable. On reprochera néanmoins au scénario son caractère fort décousu, ce qui perturbe un peu lé réception de l'ensemble. La drôlerie, la mélancolie et le cynisme intimement mêlés n'en font pas moins une histoire fort touchante, servie par des personnages émouvants.

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