East is East

Origine:
  • Royaume-Uni
Genre:
  • Comédie
Public: Tout public
Année de production: 1999
Date de sortie: 26/01/2000
Durée: 1h36
Synopsis : George Khan, que ses enfants surnomment 'Gengis', est Pakistanais et fier de l'être. Propriétaire d'un 'fish and chips', petit restaurant où il trime sans relâche, il élève ses sept enfants d'une poigne de fer et veut faire d'eux de bons petits Pakistanais. Mais nous sommes à Salford, dans le nord de l'Angleterre, en 1971. Et même si Ella, l'épouse anglaise de George, s'efforce d'aimer et de respecter son tyran domestique de mari, elle souhaite au moins autant contribuer au bonheur de ses enfants. Tiraillés entre la mode des pantalons à pattes d'élé-phant et les mariages arrangés par leur père, ceux-ci n'aspirent qu'à devenir tout simplement des citoyens britanniques de leur temps : hip, cool et sexy.
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    8.0/10 13 votes - 16 critiques

Avis des internautesdu film East is East

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Publié le 26 janvier 2000
L'opposition entre un père pakistanais dictatorial et traditionnaliste, sa femme et leurs sept enfants (!) dans le Manchester des années 70. Toute la question des racines et de l'acculturation, du respect de l'autorité du 'pater familias' et du désir d'émancipation. Ce film aurait pu faire l'objet d'un mélo larmoyant ou d'une comédie lourdingue. Bien heureusement, il ne tombe dans aucun des deux extrêmes et ce que l'on apprécie le plus, c'est sa faculté de décliner les registres de scène en scène, en restant toujours crédible. 'East is East', ridiculement 'traduit' par 'Fish and Chips' vaut surtout pour l'extraordinaire interprétation de Om Pouri, dans un rôle diamétralement opposé à celui qu'il tenait dans 'My Son the Fanatic'. Le rôle du plus jeune fils est, lui aussi, primordial. Son enfermement dans un capuchon de parka trop grand pour lui le fait ressembler, physiquement, au petit boy de 'South Park' mais, surtout il symbolise la résignation et l'obéissance face au tyran paternel. La perte du capuchon signifiera la libération et la brusque prise de conscience de George (le père, surnommé Genghis Khan par ses enfants...). Très bon boulot enfin du directeur photo (qui travaille aussi avec Dany Boyle). L'atmosphère et les couleurs kitschs propres aux années 70 collent bien avec la déco et les vêtements 'pakis' représentés dans le film. Les inserts de films pakistanais à l'eau de rose, eux, valent le détour...

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