Dernières critiques Rss

Publié le 23 juin 2002  à propos de Star Wars - Episode II: l'Attaque des Clones
Juste un détail: l'argument qui revient le plus parmi ceux qui ont aimé le film consiste à dire qu'il faut le voir avec un regard d'enfant, sans quoi bien sûr on se condamne à ne rien percevoir de ses qualités... Refléchissez un instant. Si le seul moyen de sauver ce film est d'appeler des banalités, des acteurs qui jouent mal et un scénario insipide 'un regard émerveillé sur le monde', c'est quelque peu affligeant. Faisons comme si nous n'avions jamais rien vu auparavant, soyons bien naïfs, laissons bien notre esprit critique au vestiaire, et le film sera bon!... et nous serons complètement décérébrés. Enfance, oui, tant que vous voulez, s'il s'agit bien d'émerveillement -- mais il me semble qu'il s'agit plutôt là de soumission et d'ignorance. Lucas se fout de notre gueule, et nous fait payer en plus très cher l'insulte qu'il nous lance. Ce n'est pas la peine en plus de le remercier. Ce n'est bien sûr que mon avis, et vous pouvez exercer votre esprit critique dessus sans risquer de vous entendre répondre que vous ne pigez rien à la magie de la Force! ;-)

Publié le 23 juin 2002  à propos de E.T. l'extra-terrestre
Bonjour,je m'appelle Cyril. Je trouve que se film est hipeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeert chouette!

Publié le 22 juin 2002  à propos de Les femmes... ou les enfants d'abord...
Les personnages du film sont simples dans le bon sens du terme, des êtres humains dans leur banalité. Mais l'on sait qu'assumer une existence n'est pas toujours facile et en fait jamais banal.En plus, une tuile de dimension tombe sur l'un deux. Mais comme il s'agit de gens simples , eh bien on 'assume' la 'tuile' tout simplement. Et la 'tuile' de devenir un merveilleux cadeau.Ce film est très touchant et jamais lourd. Il est magnifique d'humanité et finalement très optimiste ; il donne envie de vivre.Il est, tout comme les acteurs, parfois un peu triste, parfois un peu drôle, parfois rien du tout mais toujours légèrement. Une réussite dans le genre; donc excellent.

Publié le 22 juin 2002  à propos de Irréversible
Toutes les critiques sont à côté du film, qui, loin d'être gratuit et vulgaire, propose en fait une nouvelle façon de lire le cinéma. D'ailleurs, c'est toujours comme ça : quand un réalisateur met au point un nouveau mode de narration, les gens l'assimilent et le comparent à un autre, pré-existant, et le juge en fonction de ça. Donc, on dira que c'est mauvais parce qu'on trouve que ça ne correspond pas à ce qu'on connaît, alors qu'il suffit de lire le film selonune autre optique. L'optique d'Irréversible, c'est l'immédiateté, la non-médiation, la dimension inévitable, et indépassable, du contenu humain présent dans tous les actes. On a souvent parlé du 'viol'. C'est déjà passer à côté de son rôle dans la narration. Le rôle de la scène de 'viol', n'est pas de montrer un viol. Mais bien un 'viol', avec les guillemets. Ce qui est vécu par l'actrice, et le spectateur, ce n'est pas quelque chose de conceptualisé, de médiatisé par le langage, c'est un fait BRUT. Il n'y a aucune mise à distance. Parler de viol, c'est déjà conceptualiser et enfermer dans un cadre la situation qui est vécue, et juger le comportement des deux autres protagonistes en fonction de notre propre acceptation du terme de viol. En fait le film définit le viol dans sa narration, mais ne parle pas d'un viol. Seulement d'un 'viol'. Quel intérêt? Le manque de médiation se reflète aussi par le fait que le temps de la narration est égal au temps du récit : l'histoire dure 1h39, le film aussi. Le spectateur n'a donc aucune mise a distance possible, aucune abstraction possible sur ce que les acteurs vivent. Cela signife que nous en sommes remis à 'réagir' rapidement face aux scènes du film - violentes ou non. Ce qui en ressort, c'est nos réactions les plus spontanées, pas les plus réfléchies. Et le film met mal à l'aise pour ça, pas pour autre chose. Parce que nous n'aimons pas nos propres réactions spontanées. Elles sont proches de celles qu'ont les deux hommes qui se vengent violemment. Le film nous interpelle et met à l'épreuve notre capacité à réagir en accord avec les principes de vies que nous pensons être les nôtres. Cela signifie que ce que le film effectue, c'est un appel à la réflexion sur la résistance morale que nous pouvons avoir face à ce genre d'événements devant lesquels il n'y a aucune médiation possible : pas d'abstration, pas de conceptualisation, pas de traitement du momentpar le langage. L'issue finale montre que la justice ne s'effectue pas plus quel que soit l'acte porté (se venger sur la bonne personne ou pas) si il est déterminé par les réaction primaires qui se développent face à la violence. La seule issue est la résistance morale. Et ce film apparaît sans issue, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de résistance morale de la part des personnages. Cela nous met mal à l'aise. Mais c'est pourtant un des meilleurs appels à la réflexion, et un nouveau mode de narration, qui nous est proposé par Noé.

Publié le 22 juin 2002  à propos de Femme Fatale
Une exceptionnelle virtuosité mise au service d'une intrigue parfaitement inintéressante, même après la surprise (qu'il ne faut néanmoins pas dévoiler). N'arrive pas à la cheville de 'Habla con ella', dont la forme ET le fond sont passionnants.

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