juliendemangeat

Accatone
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  • Nombre de critiques : 151

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Publié le 3 avril 2015
Très débridée dans sa forme mais maitrisée dans le fond Incomprise est un vrai film d'acteurs. Très expressif (on n'est pas dans le non-dit) et plein de fraicheur ce cinéma se fait sans calcul. D'ou cet élan vital qui parcourre le film, qui lui empêche de sombrer dans la faciclité trash qui lui était proposée.

Publié le 2 avril 2015
PTA poursuit dans la lignée de son Master avec un film encore plus torturé, ne se livrant pas facilement. Déroutant du début à la fin avec son récit alambiqué qui ne nous épargne pas avec ces multiples apparitions et digressions confinant souvent à l’absurde. Depuis the master le récit n’est plus au centre des préoccupations de PTA, on est plutôt dans un modèle de déconstruction du récit. La mise en scène prend évidement le dessus avec notamment une direction d’acteur hors norme. Le couple Phoenix/Brolin succède au couple Phoenix/Hoffman. Dans les deux cas ce sont deux sortes de freaks qui surnagent dans une Amérique dont les mythes ne seraient que des caches misères. Ici le psychédélisme est une formidable matière pour défricher ce qu’ils restent des hommes quand les croyances s’effondrent.

Publié le 2 avril 2015
Davantage un film de peur que d’horreur It follows cristallise sur ce qui va advenir, sans doute une métaphore d’un avenir peu radieux pour une jeunesse tantôt apathique tantôt affolée, pour ceux atteints par cette vision. Le principe du film, qui est de regarder constamment autour de soi, happe rapidement le spectateur puisqu’il lui est demandé de scruter le champ dans toute sa profondeur pour détecter la menace. Interactif au possible comme tout bon film d’épouvante it follows est de ce point de vue une réussite.

Publié le 1 avril 2015
Un scénario sophistiqué mais sans imagination, multipliant les ruses et les faux-semblants jusqu’à l’overdose. Cette façon de duper le spectateur devient tellement répétitive que le film lui-même peine à exister, réduit à cette logique du mensonge et du retournement de situation. C’est toute la mise en scène qui est en fait dans une impossibilité d’advenir car elle est systématiquement contredite par un scénario en roue libre, virevoltant jusqu’à l’absurde. Après les deux premiers films réussis du tandem, quelle tristesse d’assister à un tel carnage.

Publié le 18 mars 2015
La petite polémique déclenchée par American Sniper me semble très injustifiée. Car faire un film de guerre ne signifie pas en faire l’apologie mais plutôt la critique. Quand on voit B.Cooper se déshumaniser jusqu’à l’autisme il est clair qu’Eastwood pointe du doigt le monstre froid qu’est devenu cet homme de devoir (on pense aux deux derniers Bigelow). De même ses motivations sont à maintes reprises mises en doute et sa foi patriotique parait bien naïve à l’heure des guerres néo-impérialistes. Ce qui est surprenant en revanche chez Eastwood c’est le peu de distance entre lui (et sa morale) et ce qu’il filme, d’où l’amalgame. En effet tout ici est montré frontalement à commencer par les scènes de guerre. De fait on est dans un film de genre très réussi qui rappelle par sa véracité le soldat Ryan. Le problème c’est qu’à la violence des combats répond la violence sourde qui sévit à l’intérieur du couple (là aussi filmé sans filtre). On est ainsi dans une surenchère qui ajoute de la lourdeur à un film par ailleurs très morbide, sans doute un peu trop dans l’air du temps.

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