pekka

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Publié le 27 janvier 2011
Ici, aussi, par son sujet casse-gueule, 'HereAfter' n'est pas de nature à faire l'unanimité. D'autant plus que la mise-en-scène d'Eastwood joue également l'absolu effacement, la fluidité et l'équilibre, en un mot le classicisme des plus grands, ce qui lui permet de subtils moments de funambulisme dans des scènes a-priori impossibles. Eastwood gravit cet Everest du plus-que-difficile sujet de traduire l'expérience du médium véritable, de la perte de son jumeau et du retour d'entre les morts, par 3 faces les moins grandioses ou spectaculaires (à l'inverse du 'Sixième Sens' de M. Night Shyamalan), sauf dans la scène quasi-inaugurale du tsunami, d'autant plus impressionnante qu'elle n'a rien d'excessif et apparaît parfaitement réaliste. Ensuite, Eastwood multiplie les petites touches humanistes, en se plaçant à hauteur d'homme ou d'enfant, en ne soulignant que les manifestations de solidarité, par rapport à un contexte contemporain omni-médiatique et dicté par les seules lois de la rentabilité, en choisissant des personnages essentiellement ordinaires dans leur statut et leurs travers, ou alors ayant conservé leur part d'humanité avant tout. Cela fait qu'au bout du compte, on arrive au dénouement final sans avoir, à première vue, l'impression d'avoir participé à un grand exploit. Ce n'est qu'ensuite, à la réflexion, qu'on se rend compte que la hauteur de vue était humainement à couper le souffle, comme toujours chez Eastwood, ce grand Monsieur. Une grande leçon donnée avec une immense modestie!

Publié le 25 janvier 2011
Avec du retard (...), je reviens sur le Golden Globe de la meilleure actrice décerné à A. Bening pour son rôle dans ce film très moyen. A mon sens, une nouvelle démonstration du tropisme des critiques à décerner un prix à des acteurs (actrice en l'occurrence) qui sur-jouent des personnages hors-normes (handicapés, marginaux, has-beens...) avec force grimaces et larmes-à-l'oeil! Une récompense très surfaite pour une interprétation scolaire de névrosée, qui tient par-dessus tout à ce qu'elle est parvenue (au prix du conformisme le plus navrant) à construire malgré tous les a-prioris!...

Publié le 20 janvier 2011
Parabole existentielle, ce film propose un dépaysement profond, ponctué de scènes d'une grande force à la fois poétique et plastique, à mi-chemin de la mystique russe à la manière de Tarkovski et de l'ironie à froid du cinéma nordique de Norvège et de Finlande. Car la beauté de certaines images nous pigeonne (à l'instar de l'oiseleur matois et de ses bruants) sur la nature authentique du récit, ni philosophique ni spirituel, mais de l'ordre du conte archétypal (sur les rapports hommes-femmes, les détours conjugaux, le deuil...) ensorcelant et roué, tel que certaines cultures orales le maintient. Dommage que le réalisateur n'ait pas franchi totalement le pas de la mise en image, et nous impose une voix off trop explicite, qui finit par générer un certain ennui!...

Publié le 17 janvier 2011
Hmm, encore des critiques professionnelles abusivement positives, selon moi! (Elles ne le sont pas toujours, c'est parfois l'inverse qui se produit...). Non, sérieusement, c'est une grosse déception de la part de l'auteur du merveilleux 'Eternal Sunshine of the Spotless Mind'. Certes, je ne peux comparer à la série télé avec Bruce Lee (certains la considèrent mythique?...), certes je l'ai vu en VF avec entracte (Merci, Imagix!!!), et on doit perdre pas mal à la traduction car Seth Rogen, co-auteur du scénario, y est une vraie pipelette... Mais le casting y est globalement très décevant (Tom Wilkinson, insignifiant, un comble; Cameron Diaz, nettement (!) moins drôle que dans 'Knight and Day'; Christoph Waltz, excellent acteur mais bien moins jouissif que dans 'Inglorious Basterds': ce n'est pas avec ce rôle de Choud-nof-ski qu'il aurait eu un prix; Jay Chou, inexpressif et sans charisme; Seth Rogen, crispant!...), et le scénario, trop long et carrément grand n'importe quoi sur la durée. A vous de voir...

Publié le 17 janvier 2011
Ah, oui, j'oubliais: la seule vraie bonne scène est au tout tout début. Une crousti-fondante confrontation entre Chr. Waltz - Choud-Nof-Ski et James Franco en nouveau caïd qui se la pète (eux, là, ils sont bons...).

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