Phasme

Phasme
  • 55 ans
  • Membre depuis le 24/08/2011
  • Nombre de critiques : 5
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Publié le 17 octobre 2012
(Sans coquilles c'est toujours mieux! Merci de ne pas tenir compte de la version précédente) Film très inégal. Univers proposé intéressant mais peu abouti : si l'idée était de la jouer dans l'axe "Délikatessen", la magie n'y est pas. Si l'option était plus réaliste, la sauce peine à prendre également. Où est l'effet médiatique? Où est l'engouement, où est la foule (au delà des quelques dizaines de badauds autistes à briquets scotchés à ce grand écran...)? L'éclairage ainsi que de multiples effets (fumigènes, etc) semblent parfois de qualité discutable. Les tableaux d'enfance du condamné peinent souvent à trouver leur crédibilité. Pauvreté et violence familiale ne sont certes pas faciles à rendre à l'écran mais...! Très bonne interprétation de l'acteur principal. Marin est quant à lui d'autant plus touchant dans son rôle de prêtre en bout de course... qu'il n'est plus là pour en parler. Berléand reste vraiment intéressant jusqu'au moment où intervient "la faille " : sa fille. Problèmes de rythme. Casting pas toujours heureux?

Publié le 12 décembre 2011
On pouvait craindre que le film tombe dans certains pièges classiques liés au traitement pas facile de ce genre de sujet - le harcèlement sexuel des femmes dans les société arabo musulmanes : il n'en est rien. Sa déclinaison cairote n'enlève heureusement rien non plus à l'universalité du message. L'axe pédagogique choisi- la dialectique entre les 3 femmes (trois approches du problème oscillant du contradictoire au complémentaire) & 3 hommes (trois positionnement face à la place des femmes dans la société) a su se fondre dans une vraie histoire portée par un casting vraiment intéressant. En particulier le choix de l’enquête policière (et son mode de traitement teinté d'humour) apporte un souffle original au traitement du sujet. Un bon moment cinématographique!

Publié le 22 novembre 2011
Un film qui ne manque pas d’intérêt. Le tableau se veut léché, servi par de belles lumières, une belle photographie. L’approche semble juste, le verbe cinglant, froid, politique même si certaines « virgules » des dialogues tombent un peu à plat, semblent trop écrites pour être bien dites. Le casting est efficace (à l’exception du couple Kuyper (« Cuipère »), un mariage de la carpe et du lapin qui peine un peu à « passer la barre »). Mais le twist principal de ce film est peut-être qu’on aurait davantage voulu… d’une vraie histoire et non du simple enchâssement des aléas d’un direct politique fait de salto arrière, de traitrises en ré majeur et de compromissions nauséeuses. Le potage est certes bien servi mais sa trame narrative laisse un peu le spectateur sur sa fin. A noter au passage cette scène d’anthologie quasi poelvoordienne où Gourmet, torse nu, rond comme une queue de pelle rempli la bétonneuse… "Cinémaa, cinémaaa...!!!"

Publié le 12 septembre 2011
03/10 Bon, ok, le film apporte quelques belles touches de couleur quant à un certain Kinshasa d'aujourd'hui. Ok, on voit qu'une énergie hors du commun a été mise en oeuvre pour la production et la réalisation de ce long métrage. Mais, pour le reste... le scénario lui-même n'en demeure pas moins particulièrement faiblard. C'est, à tous les étages, hémoglobine et cul au service de dieu fric. C'est plat, cru et gratuit de bout en bout. Sans aucune profondeur de champs contrairement à des figures de style remarquables telles que "Cidade de deus". Quant au titre "Viva Riva", il me semble aussi creux et gratuit que le contenu du film lui-même... Et l'image finale du gamin de rue parvient, à peine, à esquisser le début d'une question de fond qu'il aurait peut-être été bien intéressant de poser d'entrée de jeu!
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