Aniki-Bobo

Origine:
  • Portugal
Genre:
  • Drame
Public: Jeune public
Année de production: 1942
Durée: 1h11
Synopsis : Aniki-bóbo est le premier long métrage du célèbre réalisateur portugais Manoel de Oliveira. Le film, dont le titre est tiré d'une comptine pour enfants, suit les tribulations de deux petits garçons d'un quartier pauvre de Porto qui sont épris de la même fille. Des personnages interprétés par des acteurs non professionnels dont les pleurs, les joies, les rêves et les déceptions sont autant de métaphores des préoccupations portugaises de l'époque. Filmé à l'extérieur dans un style proche du documentaire, Aniki-Bóbo est un film précurseur du néo-réalisme qui allait s'exprimer pleinement dans l'Italie d'après-guerre. Ce film fut d'ailleurs interdit par le régime Salazarien qui n'appréciait pas que la misère portugaise soit ainsi étalée.
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Avis des internautesdu film Aniki-Bobo

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  • 1
Publié le 10 avril 2004
Je n'ai pas toujours aimé les films de Oliveira, même s'il est particulièrement apprécié par les cinéphiles. Je trouve que beaucoup de ses films sont peu accessibles, un peu obtus. En revanche, j'ai vu il y a longtemps Aniki Bobo, et je vais aller le revoir. En son temps, il fut interdit par le régime dictatorial de Salazar, parce qu'il donnait une image peu radieuse de son pays : la pauvreté. Ceci nous interpelle: aujourd'hui, certains pays sont démocratiques, d'autres à la frontière, d'autres tyraniques. Et la pauvreté a-t-elle jamais été aussi importante ? Ou aussi montrée? Et pourquoi interdirait-on encore un film pareil, puisque, dans nos réseaux multiples de commmunication (radio, télé, net...), nous sommes emportés d'un objet à l'autre, spectateurs du génocyde rwandais il y dix ans, de morts en direct en Colombie, de guerres et d'attentats quasi en temps réel. Et tout se dissout dans le tout. C'est déjà ce questionnement qui peut donner envie d'aller voir ce film. Mais aussi et surtout, son humanité, son espoir et son désespoir, le dit de la 'question sociale', ce qui embête tant les pouvoirs tyraniques et pas seulement eux. Mais ce n'est pas un film embêtant, il irradie de générosité, c'est le vécu des enfants pauvres de Porto d'il y a soixante ans. Et c'est aussi le regard d'un humaniste, opposé à l'aveuglement d'un tyran. Allez-y voir...

Publié le 10 avril 2004
Je n'ai pas toujours aimé les films de Oliveira, même s'il est particulièrement apprécié par les cinéphiles. Je trouve que beaucoup de ses films sont peu accessibles, un peu obtus. En revanche, j'ai vu il y a longtemps Aniki Bobo, et je vais aller le revoir. En son temps, il fut interdit par le régime dictatorial de Salazar, parce qu'il donnait une image peu radieuse de son pays : la pauvreté. Ceci nous interpelle: aujourd'hui, certains pays sont démocratiques, d'autres à la frontière, d'autres tyraniques. Et la pauvreté a-t-elle jamais été aussi importante ? Ou aussi montrée? Et pourquoi interdirait-on encore un film pareil, puisque, dans nos réseaux multiples de commmunication (radio, télé, net...), nous sommes emportés d'un objet à l'autre, spectateurs du génocyde rwandais il y dix ans, de morts en direct en Colombie, de guerres et d'attentats quasi en temps réel. Et tout se dissout dans le tout. C'est déjà ce questionnement qui peut donner envie d'aller voir ce film. Mais aussi et surtout, son humanité, son espoir et son désespoir, le dit de la 'question sociale', ce qui embête tant les pouvoirs tyraniques et pas seulement eux. Mais ce n'est pas un film embêtant, il irradie de générosité, c'est le vécu des enfants pauvres de Porto d'il y a soixante ans. Et c'est aussi le regard d'un humaniste, opposé à l'aveuglement d'un tyran. Allez-y voir...
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