Carol

Origine:
  • Royaume-Uni
Genres:
  • Drame
  • Romance
Public: Tout public
Année de production: 2015
Date de sortie: 13/01/2016
Durée: 1h58
Synopsis : New York, 1952. Carol est élégante, sophistiquée, riche et mariée. Thérèse est à ses débuts dans la vie, pas sûre de qui elle veut devenir. Une rencontre fortuite dans un grand magasin de Manhattan suscite une amitié extraordinaire entre ces deux femmes. Carol invite Thérèse d'échapper à une voyage spontanée. C'est au cours de ce voyage magique que les deux tombent éperdument et désespérément amoureux. Basé sur le roman best-seller de Patricia Highsmith.

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Avis des internautesdu film Carol

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Publié le 31 janvier 2016
Pour ces deux derniers films T.Haynes est souvent comparé aux deux maitres du mélo hollywoodien, Sirk et Minelli. C’est plus que justice mais Haynes a incontestablement quelque chose en plus que ces deux faiseurs de rêve. Tout d’abord un regard profondément critique sur cette haute société newyorkaise, que Carol ne supporte plus, dont la bêtise et le matérialisme font clairement échos à notre époque. Et une grande lucidité sur l’isolement de ceux, celles en l’occurrence, qui fuient cette société fermée sur elle-même et dominée par un patriarcat complètement éculée. Le film se réchauffe soudainement quand Carol sort de son carcan et l’on est alors submergé par l’émotion portée par ces deux personnages tout entier dans leur fragilité : celle de la passion vécue. La force de ce film est qu’il n’est pas un manifeste bruyant de l’anticonformisme mais plutôt celui, subtil, d’une vie choisie. Cette émotion qui nous soulève n’est pas uniquement celle de la passion amoureuse mais celle d’une révélation : c’est le désir de liberté qui fait de nous des êtres vivants.

Publié le 27 janvier 2016
Excellent film à l'Anglaise. Prestation magistrale de Cate Blanchett, et Rooney complète cette prestation. Les plans de coupe font merveille. Très bonne et fine soirée. Conclusion; j'aime !

Publié le 21 janvier 2016
En regardant « Carol », cela m’a donné l’impression de feuilleter négligemment un numéro de Vogue des années 50 et son apparente illusion d’un bonheur en papier glacé, délivrant de pages en pages un univers raffiné, classieux, lisse et totalement figé. En matière de reconstitution de ces années molles, Todd Haynes excelle tant sur la forme que sur le fond. On ne peut qu’être formidablement surpris par le magnifique ouvrage de Sandy Powell (« Entretien avec un vampire », « Gangs of New York »…) sur les costumes, matières, formes, accessoires, bijoux, le travail de recherche y est soutenu et rejaillit à l’écran. Le même soin est apporté aux décors, à la photo (dont on peut s’agacer toutefois du léger piqué intentionnellement très old style mais tout de même), au choix musical. L’ambiance y est donc parfaitement recomposée et n’a rien à envier aux films de l’époque. Cette plastique soignée séduit immanquablement et se doit de servir le film, c’est pour le moins ce que je me disais au début. En fait, très vite elle apparaît presque comme le seul attrait du film. En adaptant le roman de Patricia Highsmith, dont la trame est assez vide de sens, Todd Haynes se devait d’être percutant, là il n’est que fuyant (comme il l’avait fait déjà pour « I’m not there »). Certes ses cadrages sont le plus souvent honorables, le fait de filmer indirectement ses scènes (derrière une vitre, dialogue dont l’un des interlocuteurs est hors champs…), ses contre plongées sur la ville, l’enchainement de plans pudiques (tellement lourde de sens la scène de la main sur l’épaule…) séduisent. On pense à Slim Aarons, Fred Herzog, entre autre, références toutes symboliques de ces années là. Mais par ce biais là aussi, il vitrifie son histoire. Car certes, l’homosexualité, féminine, était proscrite et tabou, on le comprend bien puisque le message n’a de cesse d’être martelé ici, mais était-ce vraiment le prisme qu’il fallait choisir pour faire un film qui se tienne ? Il aurait fallu y sentir plus de fièvre, de passion, et surtout de conviction. Car jamais, on ne ressent l’impérieuse nécessité de ces deux femmes à vivre leur idylle, ni véritablement la force de cet amour qui les pousse à braver l’interdit. Elles semblent poser histoire de, avant de reprendre leurs routes… Et s’il n’y avait pas ce regard de Carol à la toute fin, on n’y croirait pas du tout ! Le casting pose souci également, entre Cate Blanchett au tempérament à la Katharine Hepburn qui se le joue (fort bien tout de même) femme bafouée à la Lana Turner, Rooney Mara qui n’en peut plus de rentrer dans le tailleur pour drame de Audrey Hepburn, le référentiel pèse lourdement. Kyle Chandler est peu inspiré, quant aux autres personnages ils sont minorisés, ce qui est dommage quant on imagine le rôle clé qu’aurait pu être Abby. Toutefois, le film, tout calibré et sage qu’il soit, se laisse plaisamment voir, ni plus ni moins.

Publié le 19 janvier 2016
Un très beau film, comme les Anglais savent faire, càd bien fait à tous points de vue: une belle et troublante histoire d'amour doublée d'un road-movie, de super-actrices (Cate Blanchett, mais peut-être encore plus Rooney Mara), une photo léchée et très belle (qui rappelle souvent Hopper), l'impeccable reconstitution d'une époque (les '50)... Peut-être un peu lent (ou long?)...

Publié le 18 janvier 2016
Outre les indéniables qualités du film, la mise en scène, le jeu des actrices, la musique... on sera particulièrement reconnaissant à Todd Haynes d'avoir évité avec élégance le mélo kleenex typique du ciné hollywoodien. Tout en retenue, Carol est sublime de bout en bout.

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