The Last Station

Origines:
  • Royaume-Uni
  • Allemagne
  • Russie
Genres:
  • Drame
  • Biopic
  • Film historique
Public: Tout public
Année de production: 2009
Date de sortie: 16/06/2010
Durée: 1h52
Synopsis : Après 45 ans de mariage, la relation entre l’écrivain Léon Tolstoï et son épouse, la Comtesse Sophie Tolstoï est toujours aussi passionnée. Pourtant certaines divergences les éloignent peu à peu. Tolstoï aspire maintenant à une vie simple, sans contraintes matérielles tandis que Sophie garde en elle les traces d’une existence noble. Elle attribue l’idéalisme sans bornes de son époux à Vladimir Chertkov, disciple fanatique de Tolstoï qui l’aurait convaincu de renoncer aux droits d’auteur de ses œuvres. A l’arrivée du nouveau secrétaire de Tolstoï, le jeune et naïf, la confrontation entre Sophie et Chertkov prend une nouvelle tournure. Ils tentent tous les deux de rallier Valentin à leur cause. Au lieu de bénéficier d’un apprentissage professionnel, Valentin tombe au milieu d’une impitoyable querelle d’égos... Le film « The Last Station » est basé sur le roman «Une Année dans la vie de Tolstoï» de Jay Parini.
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Publié le 17 juin 2010
Le réalisateur américain Michal Hoffman ne craint pas de se lancer dans des sujets qui le dépassent, citons par exemple son adaptation du "Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare, visuellement intéressant mais somme toute assez moyen. Avec "The Last Station" Hoffman choisit de s'attaquer à la vie d'un des plus grands écrivains russes, et pour un américain, la tâche n'est pas des plus aisées (le résultat aurait été peut-être plus convainquant si Andreï Konchalovsky qui a produit le film, l'avait également réalisé). "The Last Station" est adapté du roman biographique "Une Année dans la vie de Tolstoï" de Jay Parini, et relate les derniers mois de l'écrivain russe mort en 1910. Ne s'attardant que peu sur les idées de Tolstoï qui ont engendré le Tolstoïsme (mouvement qui prône la résistance passive, l'égalité, l'abolition de servage, etc.) le film se focalise principalement sur la querelle conjugale entre l'écrivain et sa femme concernant le testament du premier. Car Tolstoï, encouragé par son disciple Chertkov voulait léguer les droits d'auteur de ses oeuvres au peuple russe, tandis que sa femme, la comtesse Sophia, luttait pour que les droits aillent à leurs enfants et se sentait trahie par un mari à qui elle avait consacré 45 ans de sa vie. Dans les rôles principaux, on retrouve Christopher Plummer ("The imaginarium of Dr Parnassus") et Helen Mirren ("The Queen") qui apportent grâce à leurs prestations beaucoup d'humour et de légèreté à un scénario assez prévisible où l'ennui guette le spectateur, particulièrement lors de la dernière demi-heure du film. Mais on peut constater que souvent ils en font un peu trop, de sorte la comtesse Sophia nous apparaît comme une hystérique et Tolstoï ressemble bien plus à un bon vivant qui n’adhère pas vraiment aux idées qu'il prêche (tel l'abstinence sexuelle) qu’à un chantre de l'austérité. James McAvoy ("Reviens-moi") tient le rôle comique du jeune tolstoïen Valentin Boulgakov, le dernier secrétaire de Tolstoï qui se retrouve au milieu de la querelle, tiraillé entre l'admiration pour son idole et son empathie pour Sophia. Pour ajouter un peu de romance, Michael Hoffman introduit le personnage de la jolie Masha (Kerry Condon) qui ne met pas longtemps à séduire le très timide et chaste Valentin et à le faire changer d'avis sur la question du célibat. Paul Giamatti endosse le rôle de Chertkov, sans aucun doute le personnage le plus caricatural, tellement risible et détestable qu'il n'est pas difficile de deviner qu’Hoffman n'apprécie pas ses idées, et donc le Tolstoïsme pris au pied de la lettre. Cependant le réalisateur ne penche pas non plus du côté de la comtesse, car même si elle est présentée comme une femme qui a voué toute sa vie à son mari, lui donnant treize enfants et recopiant maintes fois ses manuscrits, l’image qu’Hoffman nous donne d’elle est aussi celle d’une représentante de la noblesse attachée aux biens matériels et effrayée à l’idée de perdre une partie de son héritage. Bref, une femme incapable de comprendre le désir de son mari de céder ses biens aux plus pauvres. Au final on peut dire que malgré ses faiblesses, "The Last Station" est un bel effort ; il fait certes partie des sorties notables de ce mois de juin, mais saison estivale oblige, ce n’est pas une oeuvre qui marquera les mémoires.
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