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Peu Importe 3
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Publié le 5 octobre 2011
Rondo par Olivier Van Malderghem Je suffoque à lire les deux critiques assassines de la Libre et de la DH. Qui sont ces « critiques » pour écrire cela et casser ainsi 21 années de travail et de mûrissement du réalisateur. Cela me fait un peu songer à cette critique aussi féroce qu’avait reçue le film « Toto le héros » avant que le film ne reçoive le prix du jeune public et la caméra d'or à Cannes. Le journaliste ne savait plus comment aller mendier une interview au réalisateur. A-t-on peur d’avoir gagné un nouveau grand réalisateur belge ? Quand on voit le nombre de navets qui passent à la TV, on peut se féliciter de voir arriver un si beau film sur nos écrans, qui passera je n’en doute pas sur toutes les chaînes de télévision du monde. Et les 3 plus grands festivals au monde après Cannes ne s’y sont pas trompés en sélectionnant parmi 8000 candidatures le film « Rondo » au budget pourtant lilliputien. Et je ne suis pas d’accord, il n’y a pas encore eu assez de films pour expliquer ce qu’était la Shoah. Ou le génocide rwandais ou n’importe quel drame. Puisqu’il n’y a plus que cette manière-là d’enseigner l’histoire à nos contemporains qui marche encore un peu. Il faut des films qui dénoncent où peut mener la folie des hommes et moins de films avec cascades, effets spéciaux, misérabilisme social, coups de feu sans arrêt, chorégraphies éculées de combats et autres suffocations dans des couloirs inondés. De plus le film Rondo présente un élément neuf. Il y avait aussi pendant la guerre des couples mixtes juif-non juif. Et des enfants issus de ces mariages. Et des parents qui souffrent de cette perte d’identité culturelle. La fin du film, que je ne dévoile pas, apporte aussi un éclairage neuf sur la tragédie de l’extermination. Lors de la séance à laquelle j’ai participé, les spectateurs ont spontanément longuement applaudi le film à l’issue de celui-ci. C’est tout dire. Bien sûr on peut toujours trouver à redire à l’un ou l’autre choix. Depuis la sortie du film, le réalisateur n’arrête pas d’expliquer comment il peut arriver qu’un grand-père ne montre pas naturellement d’intérêt pour un petit-fils. D’autre part, tout-le-monde n’est pas sensible à la symbolique du monde animal qui donne un peu de tendresse à une personne fragilisée. Par contre d’autres scènes étaient géniales comme celle où le jeune se rappelle le bon vieux temps où son père était présent. La réalisation technique (décors, costumes, photographie) est parfaite. Le son est un cran moins bon à deux ou trois moments dans le film. Mais il n’y a pas de doutes, c’est un film qui se laisse regarder et qui vous prend jusqu’au bout. Avec un jeune acteur qui joue bien son rôle. Un film à voir et à soutenir. 8,3/10
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