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Publié le 17 juillet 2021
“Tu vois, c’est l’histoire de quatre potes, tous profs dans un lycée au Danemark, il y çui d’histoire, çui de psy, çui de chant et le prof de gym, pas très fut-fut çui-là, ben normal, quoi, vu qu’il est aussi entraîneur de foot, alors ces gars y-z-ont lu quelque chose de dingue, qu’il faut être un peu bourré tout le temps, tu vois, et y s’y collent, y boivent, y picolent et puis les choses vont mieux, çui d’histoire y parvient à se faire aimer de sa classe, le psy j’sais plus très bien, le prof de chant, alors là, c’est beau ! y ferme les rideaux de la salle et les élèves y se mettent à chanter, tu vois, comme des anges, c’était beau, ça me donnait des frissons et puis le prof de gym-entraîneur de foot, y parvient à faire marquer un but par le petit binoclard de l’équipe, faut dire, c’est bien, et puis malgré tout un jour y-z-y vont trop fort et c’est la cata quoi, avec les nanas et les gamins, puis presque leur boulot, tu penses, mais y sont pas cons et y mettent fin à l’expérience, fini, plus de biture et c’est là que ça devient très beau, moral, quoi, pasque ça reprend avec les nanas, c’est même mieux qu’avant et le célibataire en trouve une toute jeune et artiste avec ça ! et puis c’est vrai, le prof de gym-entraîneur de foot, lui ça va pas, y se suicide avec son chien, on écrase une larme, mais enfin, c’est pas très sympa de noyer le clébard, une piqûre c’est tout de même mieux, enfin, c’est comme ça et ça se termine tout le monde est heureux, les élèves pasqu’y-z-ont tous passé le bac, même le cancre que le prof de chant fait picoler pendant l’examen et qui récite toute sa psy selon Kierkegaard comme un grand, et puis les trois font la java, une grande fête où y dansent comme des dingues, et puis y a Mikkelsen, il est formidable le mec, quel acteur, y sait tout faire, le triste, le joyeux, l’incompris, la colère aussi et puis y danse comme Gene Tierney et même c’est un plongeur de compète, et j’avais lu ce qu’un type disait “soutenez le cinéma, achetez un billet mais n’allez pas le voir, c’est une daube”, mais je suis pas d’accord, c’est un film humain, tu vois, oui, c’est ça, humain…”

Publié le 25 octobre 2020
Cela commence très bien, comme Au revoir là-haut, et puis ça continue hélas comme 9 mois ferme, l'humour en moins. Car d'humour, il n'y en a point, le film sue la misanthropie la plus complète, sauf pour Dupontel himself, tout-puissant, et ses deux acolytes (dont l'aveugle M. Blin, horriblement mal joué). Lacrymal, d'un excessif mal contrôlé, sans vraie direction, "spineless", versant finalement dans un mélo assez ridicule. En fait, c'est un film raté.

Publié le 7 septembre 2020
Il s'agit plus de théâtre filmé que de cinéma - le dialogue est incessant et interrompu seulement par de longs plans sur la mer et les falaises (compliments aux hélicoptéristes/droneurs). Evidemment, la mise en scène et le jeu d'acteurs sont du cousu-main, très anglais (le fils un peu moins). Cela dit, comment expliquer qu'une pareille harpie et un pareil flanby aient pu vivre 29 ans ensemble ? Pas très crédibles, les personnages sont presque caricaturaux. Et la fin bascule dans le ratage. Dommage !

Publié le 15 janvier 2020
Après Hôtel, Lourdes, Amour Fou, Jessica Hausner prouve une fois de plus qu'elle est une réalisatrice majeure dans ce film qui, comme chaque fois, allie une histoire dérangeante avec des images superbes, une caméra prenante (actrice elle aussi)et une direction d'acteurs stupéfiante (comme avec Sylvie Testud dans Lourdes, actrice par ailleurs hors du commun). La bande son est stupéfiante - un mélange japonisant et "musique concrète" digne du Varese/Xenakis du pavillon Philips 1958. Un très grand film. (Triffids...)

Publié le 5 décembre 2019
Scorsese. Faut-il dire plus ? Ah oui, crépusculaire, c'est un peu partout, mais si ses personnages le sont, lui ne me le semble pas (après tout, il n'est pas encore si vieux !). Quelle maîtrise de la caméra, de la narration, des personnages... Quel grand cinéma ! Trois heures +, paraît-il, je ne l'ai pas ressenti (mes fesses, oui, un peu) et j'en suis sorti toujours aussi reconnaissant envers ce grand, grand cinéaste.

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