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Publié le 26 juin 2022
Tout d'abord, rendons à César... Javier Bardem est un acteur fantastique qui parvient à faire surnager tant bien que mal un film poussif et peu inspiré, permettant de temps en temps un léger sourire mais d'un ennui profond. On peut faire du vaudeville, mais alors on assume, et ici, ce n'est pas le cas. Grâce à Bardem, ça passe un peu (il mérite amplement son Goya) mais évidemment le film ne mérite rien de plus ; les quelques applaudissements à la fin venaient sans doute de membres du PTB alors qu'au moins une des (rares) qualités du film était de montrer un patron certes paternaliste mais certainement pas détestable, poussé à bout par un personnage excessif lui-même rendu fou par son licenciement. Une belle possibilité une fois de plus détruite par un metteur en scène/scénographe peu doué. Dommage.

Publié le 8 juin 2022
Zhang Yimou n'a évidemment jamais fait dans la dentelle, mais enfin la "5e génération" avait la grande qualité de nous sortir des films de propagande de la génération précédente. Ici, nous avons un affreux mélo, une n-ième ressucée de la Révolution "culturelle", une mise en scène incroyablement académique (on dirait un film des années '80), avec malgré tout une position quelque peu ambiguë envers le cinéma propagandiste des années '60 et une quantité invraisemblable de clichés cinématographiques (ah, la magie du cinéma, ah, la jolie rebelle aux cheveux broussailleux, ah le vaillant mais malchanceux héros injustement condamné, etc., etc. etc.). On n'en espérait hélas pas mieux, il serait peut-être temps pour Zhang de prendre sa retraite.

Publié le 27 mai 2022
Il est une forme de critique bien connue, consistant à dire « je n’ai rien compris à ce film, je ne suis sans doute pas assez intelligent, etc. » en sous-entendant « je suis très intelligent, merci, et ce film est tout simplement incompréhensible même par son auteur, etc ». Il en va ainsi pour pas mal de critiques de Crimes of Tomorrow, alors que le film est parfaitement linéaire, sans doute assez dérangeant mais parfois quelque peu surligné… Car les intentions du cinéaste sont bien visibles et un tantinet moralisatrices. C’est de la belle ouvrage, certes, par les images, par la musique, par le jeu de Viggo Mortensen (Léa Seydoux est moins convaincante), moins par le dialogue et absolument pas par la connaissance de Cronenberg en anatomie humaine ! (mais à vrai dire, ce n’est pas le sujet…). Certains spectateurs ont quitté la salle car c’est un spectacle assez difficile par moments (même si les trucages sautent aux yeux. Comme le dit si bien Jean Tulard, le défaut de Cronenberg c’est d’en faire trop ; ici, ça saute aux yeux. Malgré tout, j’ai apprécié.

Publié le 22 mai 2022
Au cinéma, il y a pire que le théâtre filmé : le dialogue filmé. Ici, Desplechin pompe quasi-texto le texte de Philip Roth et réalise un film (?) sans cinéma, que des dialogues où transparaît parfois la verve cynique et solipsiste de Roth. Pour tout de même faire des images, abondance de travelings avant très lents, et même beaucoup de fondus à l'iris, comme dans les années 1900. Heureusement, c'est assez court - 1h45. Mais c'est très ennuyeux et parfaitement creux.

Publié le 2 mai 2022
The Man Who Never Was, un film de 1956 qui m'avait impressionné à l'époque. Introuvable maintenant, probablement pas très bon, voire mauvais à en juger par son réalisateur, qui aligne navet sur navet. Bref. Celui-ci retrouve l'histoire de ce mort-vivant, cadavre envoyé en Espagne pour tromper les Allemands de 1943 et leur faire croire que le prochain débarquement aura lieu en Grèce et non en Sicile. Sujet passionnant. Hélas ! Malgré une distribution impeccable, il s'agit d'un long pensum sans aucune intelligence, avec une stupide romance où Colin Firth roule des yeux de merlan frit vers une jeune femme qu'il n'aura jamais et une histoire qui se tire en longueur. Pourtant, ça valait mieux. On peut oublier, même pour un samedi soir - voyez plutôt The Duke !

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