Jeune & Jolie

Origine:
  • France
Genre:
  • Drame
Public: À partir de 16 ans
Année de production: 2013
Date de sortie: 21/08/2013
Durée: 1h35
Synopsis : Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons.

Horaire du film Jeune & Jolie

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Flagey

Bruxelles


Horaires du film Jeune & Jolie dans le cinéma Flagey
Dates Versions Formats Heures
samedi 21/05 VO   S.t. nl Dig
17:45

Avis des internautesdu film Jeune & Jolie

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Publié le 16 novembre 2013
Ça m'a paru un peu lourd, cette histoire de dérive d'une adolescente de "bonne famille" (comprenez hyper-bourge) qui se prostitue pour arrondir ses fins de mois tout en faisant son auto-éducation (?)... Pfff...

Publié le 10 septembre 2013
Le nouveau film de Ozon tente de poser un regard neutre sur la prostitution. Le réalisateur ne prend pas parti, ce qui est rafraîchissant, mais oublie de s'impliquer dans l'histoire. Le résultat est un film correct, qui se laisse regarder, mais qui n'implique jamais le spectacle à cause du traitement très froid du réalisateur. L'actrice principale est incroyable et insuffle un peu de magnétisme au film que l'on aurait aimé plus prenant... Pas mal, mais décevant pour du Ozon.

Publié le 29 août 2013
Le cinéaste doit-il prendre le spectateur par la main et le guider pas à pas? L’explication de nos actes réside-t-elle dans une raison unique ou ont-ils même toujours une raison ? Ozon laisse le spectateur se poser ses propres questions. Il filme une lycéenne mélancolique, solitaire, en mal de vivre, que rien n’intéresse et qui s’ennuie dans son petit monde bourgeois aisé. Elle est à la charnière entre l’adolescente qu’elle était et la femme qu’elle devient. La découverte du plaisir qu'elle peut donner contre rémunération et le pouvoir qu’elle exerce sur les hommes mûrs devient un passe-temps qui vient épicer son existence (et lui donner un sens à défaut de trouver autre chose ?). Prise de risque, sentiment d’aventure, mépris du tabou, argent facile, dérive d’internet, dépression post-adolescente, ados gâtés désabusés, désarroi parental, absence du père… les clés de lecture sont diverses.

Publié le 28 août 2013
Toujours cette rétention à pouvoir estimer un cinéma où le réalisateur fait son beurre sur le dos des personnages... Ici, c'est peu de dire que François Ozon se réinvente en proxénète : il exploite, déshabille, fait pleurer, minauder, courber l'échine, non seulement au personnage de Vacth mais à tous les autres, sa famille bourgeoise trop moyenne pour être honnête, les amis d'Isabelle, flics et psys, vraisemblablement à fourrer dans le même grand sac. Il distribue les claques et les travellings avant à chaque fois que l'adolescente passe à l'horizontale ou sous la douche. Ozon se croit plus malin qu'eux et que son sujet : il a tort. C'est lui qui est bas, scabreux et sale, et son spectateur qui est haut. A côté de « Vivre sa Vie » ou « Deux ou trois choses que je sais d'elle », son film n'a vraiment pas de quoi frimer. Le programme de « Jeune & Jolie » est celui d'un porno type (éducation d'une nymphette), recette digérée qui se décline ainsi : 1/4 de voyeurisme pur mais non assumé, 1/4 de drame familial aussi finement écrit qu'un épisode de « Plus belle la vie », 1/4 de psychologie de comptoir (absence du père, etc. même et surtout si le personnage du psychologue est moqué) et 1/4 de chronique amoureuse adolescente, encore plus paresseuse et bouffie de lieux communs que ce qui précède. En vérité, le film est à mille lieux de toute perversité et de tout malaise, ne capitalisant que sur l'idée de malaise, le concept de perversion, etc. Le symptôme et jamais la chose ou l'effet. Je ne peux que répéter un avis déjà formulé sur « Dans la Maison » : « Pas de perversité possible dans un cinéma qui n'a pas de profondeur (à l'opposé d'un Rohmer par exemple), et se borne à régurgiter des codes préexistants vaguement redistribués. Chez lui, tout n'est que pure façade », et que cette façade soit destinée à être démolie, consolidée ou ravalée ne change rien. Puisqu'il est exclu qu'Ozon soit un imbécile, il ne peut être qu'aveugle. Voir autant sans rien regarder, cela tient de l'aveuglement. L'incapacité de l'auteur à regarder sa créature autrement que comme une putain, comme une adolescente ou comme une élève témoigne de son impuissance à projeter sur les êtres autre chose que des métaphores ou des sociotypes dignes d'un sujet de JT, à ressentir le monde tel qu'il tourne, à dépasser des clichés qui le submergent et qu'il se borne à répéter. « Dans la Maison », qui souffrait des mêmes maux, s'arrêtait après deux scènes. « Jeune & Jolie » s'arrête juste après son titre, c'est pire. Si le mystère que voulait sonder Ozon était l'adolescence, il est resté à des kilomètres de lui et ses tentatives d'approche sont plombées d'une telle roublardise de scénariste (la répétition inlassable des mêmes scènes de passe, la tautologie embarrassante des quatre parties) et d'une telle programmatique de soirée-débat qu'elles s'annulent à mesure que le film progresse : ni tout à fait dans la provocation pour les seules fins de la provocation ni tête baissée dans la comédie que le film aurait pu être (la scène hilarante de l'arrêt cardiaque du client, vite ravalée dans les monochromes du drame français sub-standard), « Jeune & Jolie » ne peut même pas profiter de son effigie dressée dans chaque plan, à force de ne voir en elle qu'une gravure de mode. Ce « voir sans regarder », cette fascination bête et méchante est d'autant plus dramatique que la simple révision distraite de quelques minutes d'un film comme « Sous le sable » (rediffusé en ce moment sur Arte) permet de se rendre compte qu'il y a dix ans encore, Ozon avait un véritable désir de cinéaste, une franchise à regarder les corps. Quand et où se sont-ils dilués, perdus ? Disons que la cruauté dont un Pabst-manipulateur de créatures était capable avec les Loulou et Thymiane jouées par Louise Brooks était le gage même de son empathie de cinéaste, et le point de départ d'un regard accru sur une réalité sociale et sur une vérité humaine que tous ses efforts concourraient à faire toucher du doigt. Il est clair que Ozon parviendrait comme il le voudrait à cette cruatué, à filmer chaque émotion et chaque réaction comme un symptôme si son film n'en était lui-même pas un, celui d'un pauvre filmage englué dans une absence de position morale bêtement compensée par cette minable attitude de donneur de leçons (le prof auquel il se substitue en le rejetant dans le off). L'esthétique vieille et moche de « Jeune & Jolie » navigue, comme tous les Ozon depuis dix ans (Potiche, Ricky, etc.) entre la sitcom M6 et le téléfilm France3 du dimanche après-midi, camouflant sous son auteurisme reblochon très 90s (perversions discrètes de la bourgeoisie) son absolue inconséquence (grand sujet, zéro traitement). La scène de fête est à l'insigne du reste : Marine Vacth (insérez deux épithètes : un mélioratif et un péjoratif) promène sa tronche de mannequin boudeur dans les pièces tandis qu'Ozon promène sa caméra sans ne rien montrer : telle amante imaginaire éconduite, tel couple qui s'embrasse, tel pauvre garçon un peu benêt en bout de parcours, seul sur la terrasse, dont la naïveté fera l'affaire en guise de conclusion des amours d'une fille trop iconique pour accéder à la beauté. Insignifiant objet à l'arrivée, creux, plat, lisse, bâclé, mal dialogué, peu joué, pas dirigé, vaguement mieux découpé que « Dans La Maison » mais amoindri encore une fois par une série de zooms masturbatoires du pire effet, « Jeune et Jolie » contient quand même une belle scène, celle où les élèves d'une classe récitent le mantra rimbaldien du film (« On est pas sérieux quand on a dix-sept ans ») puis sont interrogés sur le sens du texte. Pendant cinq plans, on sent que Ozon se met en veille, les scrute et les écoute vraiment, presque sans condescendance. C'est peu, trop peu pour faire un film digne. Le cinéma français a donné quelques beaux films sur l'adolescence (« La Femme de l'Aviateur » de Rohmer, « 36 Fillette » de Breillat, « La Drôlesse » de Doillon, pour ne citer que trois chefs-d’œuvre) ; il est évident que celui-ci n'a ni leur trempe elliptique, ni leur ambition sociologique, ni leur acuité de regard.

Publié le 27 août 2013
Pendant ses vacances à la côte, lors de l'été de ses 17 ans, Isabelle couche avec un jeune allemand un peu plus âgé. Cette première expérience en reste vite là pour elle mais à son retour à Paris, elle se transforme en Léa et se met à rencontrer des hommes pour de l'argent. Sujet contemporain et traité avec une certaine élégance et modernité où l'on suit le parcours tortueux d'une jeune femme en devenir, et ce sans tomber dans le sordide qui est sans doute plus souvent la réalité. On peut regretter l'absence de parti pris et d'explication sur cette situation. Très grand charme et innocence de Marine Vacth.

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