Cloverfield

Origine:
  • États-Unis
Genres:
  • Action
  • Horreur
Année de production: 2007
Date de sortie: 06/02/2008
Durée: 1h30
Tout public
Synopsis : Alors que cinq jeunes New-yorkais organisent une soirée pour le départ d´un de leurs amis, un monstre de la taille d’un gratte-ciel envahit Manhattan… Caméra au poing, ils nous livrent l’unique témoignage de la lutte sans merci qu’ils vont mener pour leur survie...
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    6.1/10 37 votes - 40 critiques
  • 2.5/10  Cote de DH.be du film Cloverfield

  • 5.0/10  Cote de lalibre.be du film Cloverfield

Posters du film Cloverfield

Photos du film Cloverfield

Avis des internautes du film Cloverfield

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Publié le 13 février 2008
J'ai trouvé le film très actuel, vraiment dans l'air du temps. D'abord par la technique, référence à la génération U-tube, ensuite par le thème, le syndrome "11 septembre" revisité (le film se passe à New York et une scène d'effondrement de gratte-ciel est vraiment la copie d'une scène d'actualité). Et puis aussi, il me semble que ce monstre inconnu, très Lovecraftien, est une belle extrapolation des craintes humaines actuelles sur l'avenir de la planête (au passage, je trouve aussi que le film illustre bien un scénario du jeu "call of cthulhu" qui tourne mal). Evidemment, la caméra subjective, on avait déjà vu avec Blair Witch Project" sauf qu'ici la caméra montre quand même quelque chose. Et puis le point de vue du figurant dans un film catastrophe méritait d'être au moins une fois illustré (au lieu de celui de l'éternel sauveur du monde). Autre point positif : pas de musique assourdissante ou angoissante pour nous dire quel sentiment éprouver. L'obstination du "héros" à tout filmer, alors qu'on se rend bien compte qu'il a d'autres soucis me rappelle une scène jubilatoire de Starship Trooper" ou un caméraman filmait la débacle des troupes y compris le massacre du présentateur et de toute l'équipe de tournage. Cette volonté d'enregistrer tout à tout prix est aussi une marque de notre temps. Et puis enfin un film américain à grand spectacle qui ne nous brandit pas constamment la banière étoilée dans la figure. Ca aussi, ca va peut être se révéler très actuel.

Publié le 13 février 2008
"Cloverfield", "champ de trèfles", nom de code donné à l'ex-Central Park sur le document vidéo, provenant de l'armée, qui sert d'introduction à ce film. On assiste ensuite au compte rendu vidéo amateur d'une party dans un appart'. La caméra s'agite beaucoup, çà énerve un peu. Et puis tout bascule. Quelque chose d'effroyable est en train de tout dévaster dans Manhattan. La party un peu superficielle se transforme en descente aux enfers. Film saisissant et novateur, Cloverfield est d'autant plus terrifiant qu'il est filmé à la première personne. On est au coeur de l'action et l'on ressent vraiment les angoisses du narrateur. Le tout soutenu par une bande son ébouriffante. A vivre ;-) ...

Publié le 12 février 2008
Cloverfield est le film le plus innovateur et le plus réussi de 2008 juqu'à présent. Si le propre d'un cinéma réussi est d'allier le fond à la forme, Clorverfield conjugue parfaitement son talent. Quel audace de production surtout. Imaginez le réalisateur présentant le projet au producteur. "On va faire un film catastrophe avec un monstre qui détruit New York, on va mettre le paquet sur les effets spéciaux, ville dévastée, immeubles explosés, chaos, foules en panique, décapitation de la statue de la liberté, des bons gros moyens pour en foutre plein l'image" Réponse du producteur : "oui et?" - "on va filmer ça en DV style amateur" La le producteur avale son cigare en pensant que tout le pognon qu'il est censé mettre dans le film va être vu sur une image crapuleuse filmée n'importe comment. C'est comme écouter du Mozart sur sa sono de salon avec AC DC dans son ipod. Sans jugement de valeur. Pour une fois la DV ne vient pas comme pis aller du 35mm pour faire un film fauché ou technologique. Pour une fois la DV devient acteur d'une narration propre, elle devient le vecteur limité de la perception individuelle. Il y aurait tant à dire sur la mise à l'honneur d'un média devenu quotidien dans ce 21ème siècle. Il n'y a qu'à voir toutes ces vidéos amateurs sur you tube (toutes pourries, toutes mal foutues mais parfois avec de véritables idées, un fait filmique valant pour son caractère original, drôle, chocant, intriguant). Cloverfield transcende le genre catastrophe/film de monstre en le bourrant dans une visée subjective d'une caméra DV filmée par un des protagonistes à qui on peu s'identifier l'ayant vu à l 'image grâce à une habile astuce de scénario. J'ai vu ce film sans rien savoir à son propos et je crois que c'était la meilleure attitude pour entrer dans ce film. J'ai d'abord vu le début d'une comédie romantique à l'américaine, on présente les personnages, l'un va partir au Japon pour bosser, on suit la fête de départ de celui-ci. On dessine les persos, on suggère les liens amoureux qui lient les personnages. Le film peut partir dans tous les sens. et quand il a basculé dans le film de genre, j'ai été surpris, complètement soufflé, accroché à ses images au shaker qui m'avaient au début un peu dérangés. Ensuite j'étais à fond dedans, avec les persos dans leur aventures à la ligne narrative très classique. On survit avec eux. Car ici nulle héroïsme guerrier, nul sauveur de l'humanité, nulle morale ou le Bien l'emporte sur le Mal. Non. On survit, comme monsieur Tout le monde à la guerre. On ne comprend pas ce qui arrive mais ça arrive. Et le film arrive à garder cette illusion si capitale dans le film fantastique, que cela arrive pour de vrai!! La radicalité de l'idée cimente la cohérence du projet. Comment critiquer des cadrages qui se justifient amplement par la raison d'exister du film ? Même si évidemment tout cela est travaillé et même exagéré pour faire comme si. Mais ceci est un jeu et ça joue bien. Toutes ces idées liées à l'utilisation du média, drops, enregistrement sur une bande déjà enregistrée, le night shot, le spot, le retour en arrière, l'autofocus qui s'afolle etc. Tous ces gadgets participent à la progression de l'histoire et construisent une grammaire cinématographique innovatrice. Le film est lui même traité comme une archive historique sur les dernières heures de new york avant d'avoir été rasée. On nous montre donc une sorte de vidéo documentaire qui s'avère être une aventure humaine avec des personnages qui pourraient être nous. Le voisin devient témoin de l'histoire, voir de l'Histoire. C'est un peu la tendance actuelle où notamment grâce au/à cause du net, on prend pour plus crédible les témoigages des gens ayant réellement vécu l'événement de près que les commentaires soi disant officiels des médias et des politiques. Cloverfield met le doigt dessus. Amusante aussi cette façon qu'ont ces protagonistes contemporains à allumer la télé pour avoir des news sur ce qui en train de leur arriver. Plutôt que d'aller voir ce qu'il se passe soi-même. Si c'est dans la télé, c'est que c'est vrai. Enfin je pourrais écrire un roman sur ce film je crois, j'espère qu'il fera école, il le mérite. Comment faire encore un film catastrophe après Cloverfield ? Définitivement il y a un avant et un après Cloverfield. Je vous le conseille.

Publié le 12 février 2008
Pour une fois, ce genre de film que la plupart aime décrier pour se donner bonne conscience apporte quelque chose de nouveau. Pour moi, il a atteint son objectif premier: me divertir ! Les prises de vue avec caméra à l'épaule peuvent donner la nausée ou plus communément le mal de mer, mais il en serait de même si Minghella filmait de la sorte ou si votre oncle immortalisait la dernière réunion de famille avec sa caméra de poche. J'ai apprécié - pour un film américain - l'absence de patriotisme à outrance ou l'étalage souvent gore et nauséeux de bons sentiments.

Publié le 12 février 2008
Oser l'originalité avec un sujet déjà vu et vous obtenez un film réussi. On est entraîné dans l'action, et on a le souffle coupé.

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