cdc

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  • Membre depuis le 21/05/2015
  • Nombre de critiques : 49
Publié le 5 février 2018
Que voici une oeuvre noire... Notre cher Woody s'était essayé avec plus ou moins de bonheur à faire du Bergman, ici c'est Tennessee Williams, mais pas comme il avait fait dans Blue Jasmine - non, ici, c'est plus vers la tragédie grecque qu'il penche (Anangke !) dans le décor ultra-kitsch de Coney Island. Formellement parfait (et même dans le trop-verbeux habituel de l'auteur), couleurs alléniennes excessives et orangées, le film est sinistre et éblouissant. La toute dernière scène, où l'enfant dérangé brûle un bûcher sur la plage devant un trône rappelle évidemment Achille brûlant Patrocle. Le destin...

Publié le 22 janvier 2018
Donc, la lutte de Churchill contre Chamberlain et Halifax pour résister coûte que coûte à Hitler et à une paix séparée par l'entremise de Mussolini. C'est historiquement sans doute assez juste (la scène dans le métro est tellement improbable qu'elle doit avoir une certaine assise, sinon ce serait vraiment scandaleux). Pas vraiment de *whig-history*, contrairement à ce que prétendent certains critiques, Churchill est montré tel qu'en lui-même, sauf que c'est vraiment un peu simpliste de le voir tout le temps accro au whisky. Mais le film... Un film n'est pas seulement une histoire ! L'acteur grimace, prend les poses, imite Churchill comme un Thierry Le Luron, ça n'apporte rien. Une caméra toujours en mouvement, des plans verticaux et un dégagement par drone, un mouvement de foule au ralenti, aïe, quel formalisme inutile ! Pas très bon, et des trois derniers films sur cette époque (Their Finest, Dunkirk et celui-ci), c'est certainement le moins bon et le moins inventif et cinématographique.

Publié le 14 janvier 2018
Voici un excellent film acclamé par la critique et le public, des acteurs époustouflants, un dialogue percutant (et souvent très drôle) et une histoire... Oui, quelle histoire ? Certes, elle semble tenir la route dans ce trou perdu de Ebbing, MO, mais assez vite, elle quitte les rails (si j'ose mélanger les images). On vire doucement à la satire d'un territoire quasiment sans loi (Trump ?) où on peut impunément jeter un bonhomme du premier étage et mettre le feu à un poste de police. Non, l'histoire n'est pas réaliste, elle évoque immédiatement les Coen (et, parfois - mais n'exagérons pas - Tarantino). Le tout parfaitement filmé (la récurrence des trois billboards) et jouissivement mis en scène. Un grand moment de très bon amusement et une belle leçon de cinéma. Pas moins. Pas plus.

Publié le 18 décembre 2017
Bien sûr, Star Wars est au cinéma ce que Holiday on Ice est au patinage artistique ; cela dit, la livraison présente remplit assez bien son contrat de dézinguer un maximum de très-très méchants avec de très-très sales gueules par de très-très bons gentils (qui perdent un peu des leurs, hélas, mais c'est la vie...). Regrettablement, il y a de longanimes parlotes qui veulent réduire les philosophes et les psychologues au chômage, ça allonge la sauce je suppose, mais ça n'ajoute rien au schmilblick - au contraire... Et, une fois encore, les très-très bons se sauvent JUSTE A LA FIN ! C'est-y pas beau, ça ? Tout juste s'il n'y a pas (A SUIVRE) à la fin. Amusement garanti pour les amateurs, assoupissez-vous durant les longues minutes de bla-bla moralisant, personne ne vous en voudra. Reste que la première trilogie est de loin la meilleure, et j'invite lesdits amateurs à la revoir de préférence dans sa deuxième version, en BluRay évidemment !

Publié le 16 décembre 2017
Une remarque en post-scriptum : cet enfant, existe-t-il vraiment ? la piste se brouille, s'arrête, puis se révèle incohérente. Là, en exploitant ce possible mystère aurait-on pu avoir une comparaison avec Haneke...

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