Les Enfants du Paradis

Origine:
  • France
Genre:
  • Comédie dramatique
Public: Tout public
Année de production: 1944
Durée: 3h09
Synopsis : Le sommet du cinéma français des années 40: les plus beaux dialogues de Jacques Prévert, une interprétation fabuleuse, et la recréation haute en couleurs du Paris romantique de 1840 par Alexandre Trauner, des théâtres populaires du Boulevard du Crime au déchaînement final du carnaval.
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Avis des internautesdu film Les Enfants du Paradis

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Publié le 28 décembre 2006
A entendre un réalisateur tel que François Truffaut concéder qu’il échangerait l’ensemble de sa filmographie contre celui-ci, tout cinéphage se doit de connaître ces Enfants du Paradis. Bien sûr, notre désavantage actuel est de savoir d’emblée qu’il figure au panthéon du septième art français, et que l’on hésiterait donc plus volontiers à lui trouver un quelconque défaut. Néanmoins, en connaissant uniquement l’histoire qui règne autour de ce chef-d’œuvre (je me vend déjà, car c’en est bien un), on peut déjà saisir une partie de son ampleur. Son contexte historique d’abord, puisqu’il reconstitue fidèlement la vie parisienne du début du XIXème, et qu’il fut tourné durant l’occupation allemande, avant d’être bouclé à la Libération. Son contexte sociologique ensuite, mêlant volontiers riches et pauvres, contes aristocratiques et funambules de la rue. Voire son contexte cinématographique, puisqu’il est réalisé par un immense réalisateur, Marcel Carné (Quai des Brumes), et brillamment (le mot est faible) interprété par le gratin de l’époque, à savoir Arletty, Jean-Louis Barrault, et le plus talentueux des Brasseur, Pierre. Pour l’anecdote encore, rappelons que Robert Le Vigan fut ôté du casting pour sa collaboration allemande, que le musicien du film, Joseph Kosma, et le décorateur, Alexandre Trauner, ne figurent même pas au générique à cause de leurs origines juives. Autre caractéristique propre à tout chef d’œuvre, ses personnages : des principaux cités aux plus insignifiants, tous sont mémorables, et rentrent parfaitement dans l’ambiance romantico-féérique d’une ville magique (aidée par l’emploi de milliers de figurants). Au bout du compte, après une classique mise en bouche, ce spectacle de plus de trois heures est simplement beau, vivifiant et une question étonnante subsiste : où diable est passée la soixantaine d’années qui nous sépare de ce film, rendant de nombreux films des années quatre-vingt (ce n’est qu’un exemple) plus démodés encore que celui-ci ? Dans le noir et blanc, peut-être, mais c’est tout. Et encore, pour ceux qui en sont effrayés, une version colorisée existe depuis 1991. Alors de grâce, membres de la jeune génération qui est mienne – je n’en ai que 26 -, découvrez au plus vite ces Enfants du Paradis, car vous en sortirez obligatoirement marqués…
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